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Des enseignants veulent éviter des compressions en éducation

Des enfants assis sur leur chaise dans la classe lèvent la main

Le gouvernement de Doug Ford cherche à faire des économies dans la fonction publique y compris en éducation.

Photo : Radio-Canada

Mathieu Grégoire

Des enseignants ontariens préviennent le gouvernement de Doug Ford que d'éventuelles compressions budgétaires en éducation diminueraient inévitablement la qualité de l'apprentissage des élèves.

Le gouvernement conservateur sème l’inquiétude dans le milieu de l’éducation en Ontario alors qu’il cherche à y faire des économies; notamment en augmentant le nombre d’élèves par classe.

La Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO) craint d’autres mesures du genre.

Des membres de ce syndicat profitent des derniers jours de consultations publiques qui prennent fin vendredi, pour rencontrer des députés conservateurs afin de les sensibiliser aux répercussions que pourraient avoir d’éventuelles compressions budgétaires.

Nous voulons nous assurer que les députés comprennent clairement qu’il n’y a pas de marge de manoeuvre pour des coupes. [...] la charge de travail du personnel de première ligne est déjà au maximum.

Glen Hodgson, président du district Near North de Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario
Un enfant démontrant des signes de violence à l'école.

La Fédération des enseignantes et enseignants des écoles secondaires de l'Ontario estime que certaines écoles peinent à faire face aux nombreux cas de violence dans leur établissement avec les ressources dont elles disposent.

Photo : iStock

Glen Hodgson précise que les enseignants et le personnel de soutien peinent déjà à répondre aux besoins particuliers d’élèves en difficulté d’apprentissage.

Il estime aussi que bon nombre d’écoles sont aux prises avec beaucoup plus de cas de violence que par le passé.

Si nous perdons du personnel de soutien ou si nous augmentons le nombre d’élèves par classe, dit-il, ce sera tout simplement impossible de maintenir la qualité d’éducation que nous offrons actuellement.

L’impact serait d’autant plus important, selon la FEESO, dans les écoles en régions rurales.

L’AEFO aussi inquiète

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) partage les inquiétudes de la FEESO.

Son président, Rémi Sabourin, estime également que « la qualité de l’apprentissage des élèves [...] pourrait être sous attaques » si les conseils scolaires subissaient des compressions.

Dans certaines régions, affirme M. Sabourin, il manque déjà des ressources scolaires importantes. D’où l’importance d’investir davantage dans le secteur, selon lui.

Rémi Sabourin, le président de l'AEFO

Le président de l'AEFO Rémi Sabourin ne cache pas son inquiétude face à d'éventuelles coupes, comme le soupçonne la FEESO.

Photo : Radio-Canada

On parle de compétences du 21e siècle, de préparer la génération d’aujourd’hui pour les postes de demain; ça, ça prend des ressources.

Rémi Sabourin, président de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens

Une ouverture encourageante

Pour sa part, la mairesse de Moonbeam, Nicole Fortier Levesque, demeure optimiste que les conservateurs de Doug Ford prennent des décisions éclairées en matière de financement des écoles.

Mme Fortier Levesque a tout récemment questionné la ministre de l’Éducation sur cet enjeu alors qu’elles participaient toutes deux au congrès de l’Association des municipalités rurales de l’Ontario.

La réponse de la ministre Lisa Thompson l’a rassurée.

Je dois admettre que j’ai senti qu’elle avait beaucoup de compassion et qu’elle veut travailler avec nous. [...] Elle m’a dit carrément qu’elle serait intéressée de venir nous rencontrer à Moonbeam, ça m’a beaucoup encouragé.

Nicole Fortier Levesque, mairesse de Moonbeam

Si cette visite se concrétise, Mme Fortier Levesque tiendra à mettre en valeur les retombées positives que l’école élémentaire de son village a au sein de la communauté.

Avec 72 élèves, la pérennité de l’école catholique Saint-Jules demeure cependant fragile.

C’est pourquoi la mairesse espère compter sur des engagements fermes du gouvernement qui assureraient le maintien de l’établissement.

Pancarte routière indiquant le village de Val Rita.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Val Rita-Harty a perdu son école élémentaire tout comme Gogama au sud de Timmins. Dans les deux cas, le nombre d'enfants diminuait constamment.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

Outre le financement, certaines écoles en régions rurales font aussi face à un défi lié à la rareté des élèves.

C’est d’ailleurs ce qui a eu raison de l’école élémentaire de Val-Rita Harty en 2016.

Certaines écoles n’ont ainsi d’autres choix que de redoubler d’efforts pour attirer de nouveaux élèves, et ce, peu importe les ressources que la province leur accorde.

La FEESO espère aussi faire grand bruit lors de différents ralliements organisés jeudi devant les bureaux de circonscriptions de députés conservateurs.

L’une de ces manifestations se prépare à North Bay devant le bureau de circonscription du ministre des Finances, Vic Fedeli.

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