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Les employés de la traverse Matane–Côte-Nord à bout de souffle, selon la CSN

Navire à quai.

Le CTMA Voyageur au quai de Matane

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

À l'instar des usagers, les employés de la traverse Matane–Côte-Nord vivent dans un climat « extrêmement tendu », selon la CSN.

Le syndicat fait valoir que la cinquantaine d’employés de la traverse ont dû s'adapter à trois changements de navires, en plus de gérer les réservations pour la desserte aérienne au cours des dernières semaines.

Habituellement, on a un volume de 80 appels par jours, explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Stéphanie Gratton. Actuellement, les travailleurs doivent répondre à plus de 250 appels par jour. C'est eux qui prennent les réservations pour le service aérien.

Mme Gratton indique que des retraités et des employés temporaires ont dû être mobilisés pour faire face à cette surcharge.

Stéphanie Gratton, l'air préoccupé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Photo : Radio-Canada

Appel à la solidarité

La CSN se dit sensible à la frustration des usagers en lien avec les difficultés de la traverse.

C'est pour ça qu'on met les bouchées doubles. Pour essayer d'améliorer ce service-là qui est en crise depuis plusieurs semaines au fond. Chaque jour, on met les efforts nécessaires pour essayer de donner quand même un bon service, dans les circonstances, à la population.

Guillaume Tremblay, président du conseil central de la CSN

 On comprend que la population est frustrée, que ça amène des inconvénients, des pertes de revenus pour le transport routier, mais en première ligne, ce sont nos travailleurs et nos travailleuses qui sont pris entre l'arbre et l'écorce , ajoute Stéphanie Gratton.

Dans un communiqué de presse émis aujourd'hui, la CSN sollicite le soutien de la population.

Il faut savoir que la personne au bout du fil est une travailleuse ou un travailleur qui n'a pas besoin de recevoir un client à bout de nerfs. [La frustration] est compréhensible, mais on appelle à la solidarité et à l'appui de la population, parce que nos membres, ce n'est pas de leur faute si le service est rompu.

Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP-CSN

La STQ interpellée

La Société des traversiers du Québec (STQ) est consciente de la pression que peuvent subir ses employés au travail et à l'extérieur des heures de travail depuis le 17 décembre.

On est extrêmement fier de ce que nos employés ont réalisé et de la qualité du travail qu’ils ont livré, affirme le porte-parole de la Société des traversiers du Québec, Alexandre Lavoie. La STQ fait tout ce qui est possible pour les soutenir dans ce travail-là.

Quant aux propos enflammés de certains utilisateurs au téléphone, Alexandre Lavoie est convaincu que ces épisodes de manque de respect ne sont pas représentatifs de la majorité de la population.

On est persuadé que la majorité des gens sont conscients que les employés de la traverse ne sont pas responsables du bris ni des perturbations qui en sont résultées [sic] et qu’ils constatent tous les efforts qui ont été déployés par les employés.

Alexandre Lavoie, porte-parole de la Société des traversiers du Québec

Avec les informations d'Olivier Roy-Martin.

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