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Québec doit agir rapidement pour éviter une autre panne de télécommunication aux Îles

Les câbles sous-marins qui relient l'archipel au continent

Les câbles sous-marins qui relient l'archipel au continent.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Michel-Félix Tremblay

Le Réseau intégré de communications électroniques des Îles-de-la-Madeleine (RICÉÎM) presse le gouvernement de donner son aval rapidement aux travaux de réparation ou de remplacement des câbles de télécommunication qui relient les Îles-de-la-Madeleine au continent.

Le RICÉÎM craint que ces travaux, annoncés en 2017, soient reportés encore d'un an. Les deux câbles sous-marins, qui montrent des signes d'usure prématurée, risquent de céder de nouveau lors d'une prochaine tempête, redoutent les autorités madeliniennes.

Radio-Canada a obtenu copie d'une lettre envoyée le 24 janvier au sous-ministre associé aux Politiques économiques. Le président du Réseau y mentionne « qu'il est impératif que le Ministère puisse confirmer d'ici un mois son accord au projet ».

Les délais de livraison des produits et matériaux sont de 4 à 6 mois et la fenêtre pour ce type de travail en mer se referme en septembre.

Claude Cyr, président, Réseau intégré de communications électroniques des Îles-de-la-Madeleine

Sans un feu vert d'ici la fin du mois de février, les travaux seraient vraisemblablement retardés en 2020, ce qui voudrait dire que les communications entre les l'archipel et le reste du monde demeureraient vulnérables au moins un an.

Québec doit décider si les câbles seront réparés ou si un « troisième lien » devra être établi pour consolider le réseau.

Québec attend la décision de Bell Canada

Le gouvernement attend de savoir ce qui a causé la perte de signal sur le second câble, le 29 novembre dernier, avant de faire ses recommandations et de donner le feu vert pour les travaux tant attendus par les Madelinots.

Photo du fameux câble prise lors d’un précédent brisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo du fameux câble prise lors d’un précédent bris

Photo : courtoisie

Par écrit, un porte-parole du Ministère de l'Économie et de l'Innovation a mentionné que Telebec, une filiale de Bell Canada, doit faire rapport sur les circonstances entourant la panne générale de télécommunications qui a paralysé les Îles-de-la-Madeleine pendant de nombreuses heures.

On sait qu'un câble a cédé au large, mais on ignore toujours pourquoi le second câble n'a pas pris la relève.

L'analyse de ce rapport est importante pour déterminer les mesures à prendre.

Jean-Pierre D'Auteuil, responsable des relations médias, ministère de l'Économie et de l'Innovation

Le Ministère a aussi mandaté des firmes pour « évaluer la faisabilité d'établir un lien micro-ondes pour maintenir un service en cas de bris éventuel ».

Au cours des prochains jours, Telebec va démanteler l'antenne satellite qui avait été déployée au lendemain de la crise.

L'antenne satellite déployée par Telebec ( Bell Canada) au lendemain de la panne de télécommunications aux Îles-de-la-Madeleine.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'antenne satellite déployée par Telebec ( Bell Canada) au lendemain de la panne de télécommunications aux Îles-de-la-Madeleine.

Photo : Radio-Canada

Le porte-parole du Ministère indique que cette décision appartient à Bell et que c'est à la compagnie d'en expliquer les raisons. L'entreprise n'a pas répondu à nos appels.

Joël Arseneau en entrevue aux Îles-de-la-Madeleine, sur le bord du rivageAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, entend maintenir la pression sur le gouvernement Legault. Au lendemain de la panne, la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault s'était même rendue dans l'archipel pour rassurer les Madelinots.

On a entendu les bonnes paroles [du gouvernement] maintenant il faut passer à l'action.

Joël Arseneau, député PQ, Îles-de-la-Madeleine

Le cabinet de la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a transféré nos questions à la ministre responsable de la région, Marie-Ève Proulx, qui n'était pas disponible hier pour commenter le dossier.

La tempête a aussi fragilisé les finances du RICÉÎM


Le RICÉÎM a aussi informé Québec qu'il ne dispose plus de liquidités pour payer la franchise de 300 000 $ advenant un autre bris.

Cette situation affecte notre capacité à assumer de manière autonome la gestion de l'infrastructure.

Claude Cyr, président, Réseau intégré de communications électroniques des Îles-de-la-Madeleine

Par ailleurs, l'augmentation de la prime d'assurance de 30% après les travaux d'urgence de décembre dernier fait en sorte que le RICÉÎM finira l'année 2019 en déficit. Celle-ci est passée de 190 000 $, en 2018, à plus de 270 000 $ cette année.

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