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La Ville rejette le projet d'une murale près d'une intersection achalandée

Une murale à motif aquatique peinte sur un mur à Winnipeg.
Un rendu de la peinture murale que les propriétaires du magasin de poissons tropicaux, Into the Blue, veulent peindre sur leur bâtiment situé sur le chemin Sainte-Anne, à Winnipeg. L'entreprise a demandé une dérogation à la Ville, car le logo occupe une grande partie de la fresque. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le projet d'une entreprise de Saint-Vital de peindre la fresque colorée et détaillée d'une scène sous-marine a été bloqué après que la Commission de redressement de la Ville de Winnipeg eut décidé que le logo de l'entreprise occupait une trop grande partie de la façade.

Le copropriétaire d'Into the Blue, un magasin situé sur le chemin Sainte-Anne, spécialisé dans la vente de poissons tropicaux, Derrick Jameson, affirme que la fresque murale sur le bâtiment qui abrite son commerce avait pour but d'embellir le quartier.

Un dessin préparatoire de la murale montre le logo de l'entreprise peint en blanc avec un fond sous-marin et un grand nombre de poissons en arrière-plan. La scène serait peinte sur un mur nu faisant face à une rue adjacente.

L'entreprise a demandé une dérogation à la Ville pour commencer la réalisation de la murale, car son logo occupe une grande partie de la fresque.

Un rapport soumis à la Commission de redressement a conclu que, bien que la conception soit attrayante, les responsables de la Ville ont recommandé de rejeter la demande de dérogation, car le logo de l'entreprise occupait trop de place sur la murale.

Selon le rapport, le logo s'étend sur une surface trois fois plus grande que ce qui est autorisé, alors qu'il ne devrait occuper que le quart de la surface.

Derrick Jameson espérait que la Commission de redressement accepterait son projet.

Un homme penché au dessus d'un aquarium.Derrick Jameson, co-propriétaire d'Into the Blue, a déclaré que son entreprise souhaitait peindre la murale pour embellir le quartier. Photo : Radio-Canada / Travis Golby

« Je pensais que c'était vraiment beau et je pensais qu'ils [les membres de la Commission] le verraient », a-t-il déclaré.

M. Jameson indique qu'il pensait pouvoir faire un compromis avec la Ville, mais qu'il pensait toujours que le logo était un élément clé de la peinture murale.

« Si je mets un grand océan sur le mur, j'aimerais avoir mon nom dessus ou, au moins, que le logo y figure, car c'est une grande partie de qui nous sommes et de ce que nous faisons », mentionne-t-il.

La peinture murale pourrait être gênante pour les conducteurs, estime le conseiller municipal de Saint-Vital, Brian Mayes. Ce dernier approuve la décision de la Ville de rejeter la demande d'Into the Blue, soulignant que la murale était près d'une intersection achalandée. Un garçon de 8 ans a été heurté mortellement par une camionnette l'an dernier, à cette intersection.

La collision s'est produite au moment où le garçon utilisait le passage pour piétons situé à l'intersection de l'avenue Varennes et du chemin Sainte-Anne, le 13 février 2018.

Une distraction dangereuse, selon le conseiller municipal

Même si Brian Mayes apprécie le motif de la murale, il ne pensait pas qu'une grande peinture susceptible de provoquer de la distraction à proximité de cette intersection soit pas dans l’intérêt général.

« Des membres de la communauté sont encore émus à la suite de la tragédie qui est survenue à cette intersection, a-t-il déclaré. L'œuvre est superbe, je n'ai aucune critique à formuler. Je me demande seulement pourquoi il faudrait créer une distraction à cet endroit. Cela pose un problème, selon moi. »

Derrick Jameson et l'entreprise qui devait peindre la murale, S.R.S. Sign Service, entendent faire appel de la décision. Le comité d'appel de la Ville devrait être saisi du dossier le 7 février.

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