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Des députés font pression sur Québec pour tenir les Jeux de la Francophonie dans la province

Le reportage d’Émilie Richard
Radio-Canada

Des députés libéraux provinciaux demandent au premier ministre François Legault d'accueillir les Jeux de la Francophonie au Québec; Sherbrooke pourrait être une option.

Paule Robitaille, Christine St-Pierre, Kathleen Weil et Enrico Ciccone s'unissent pour demander au gouvernement Legault d'assurer son rôle de leader et de s'engager à sauver les Jeux de la Francophonie.

Québec devrait prendre la balle au bond, croit Paule Robitaille. On doit se porter leader de la Francophonie, c'est une belle occasion de montrer que ce leadership va au-delà du commerce ou des deals. La Francophonie, c'est plus que ça, c'est beaucoup plus large.

Le gouvernement néo-brunswickois de Blaine Higgs a annoncé cette semaine son retrait de l'organisation de ces Jeux en raison des coûts, jugés trop élevés.

Pour Paule Robitaille, cet enjeu financier pourrait être surmonté si tous les paliers gouvernementaux s'unissaient derrière la candidature d'une ville québécoise.

Je pense que si Ottawa et Québec se mettent ensemble, s'ils font en sorte que c'est une priorité, on peut y arriver, ajoute Paule Robitaille, en mentionnant que Sherbrooke n'est pas l'unique option.

La municipalité de l'Estrie était toutefois finaliste pour devenir ville hôte au même titre que Moncton. Le budget du comité organisateur avait alors été fixé à 52 millions de dollars.

C'est donc occasion que doit saisir la Ville de Sherbrooke, croit le conseiller municipal Vincent Boutin.

Sherbrooke ne peut pas laisser passer cette occasion. Même à deux ans et demi, il n'est pas trop tard. Du moment que les deux gouvernements sont avec nous pour réaliser cette aventure-là, je pense que c'est réaliste de le faire. Et les retombées pour Sherbrooke... c'est pas demain qu'on va revoir un événement de cette envergure-là, avec ces retombées-là.

Vincent Boutin, conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke

Sherbrooke sait recevoir

Il s'agit d'un délai raisonnable pour la tenue de ces Jeux, soutient aussi Lynn Blouin, directrice générale adjointe aux communications et aux ressources humaines pour les Jeux du Canada.

Elle croit que la ville possède les infrastructures nécessaires, mais que l'hésitation est beaucoup plus politique qu'autre chose.

La nature même des Jeux de la Francophonie, si je compare aux Jeux du Canada, est beaucoup plus politiquement et diplomatiquement complexe. Ce n'est pas une question de savoir si l'on peut ou non livrer la marchandise.

Lynn Blouin, ex-directrice générale adjointe aux communications et aux ressources humaines pour les Jeux du Canada

La ministre du Développement international, Marie-Claude BIbeau, est confiante que le Canada trouvera une option pour tenir les Jeux.

Sherbrooke est la première ville à laquelle on pense, car on était sur les rangs à l'époque, rappelle-t-elle. On a déjà beaucoup de travail de fait. On a une longueur d'avance, on a aussi les infrastructures. Sinon, nous solliciterons d'autres villes au Québec.

La ministre affirme que le gouvernement fédéral est ouvert à regarder le dossier près, mais ajoute être en attente d'une décision du conseil municipal.

Mutisme à Sherbrooke

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, est muet depuis les derniers jours.

Il a rencontré dimanche après-midi le conseiller municipal Vincent Boutin.

Je dirais simplement que celle-ci s’est bien déroulée, je n’ai pas d’autres commentaires pour le moment, a indiqué le conseiller sur sa page Facebook.

Une rencontre à huis clos avec le conseil municipal de Sherbrooke est toujours prévue pour lundi soir, en atelier de travail.

Par ailleurs, la Coalition avenir Québec, par l'entremise de l'attachée de presse de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, a fait savoir qu'elle attendait un consensus régional avant de se prononcer.

Le cas échéant, la Ville de Sherbrooke pourra faire une demande de subvention en bonne et due forme.

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