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Un candidat antisystème en tête de la présidentielle au Salvador

Nayib Bukele

En tête dans les sondages, l'ancien maire de San Salvador Nayib Bukele, 37 ans, brigue la présidence sous la bannière du parti conservateur Grande alliance pour l'unité.

Photo : Reuters / Jose Cabezas

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le tribunal électoral salvadorien a annoncé dimanche soir que les premiers résultats partiels de l'élection présidentielle donnaient Nayib Bukele, candidat antisystème de 37 ans, en tête du scrutin.

Avec près d'un quart des bulletins de vote dépouillés, Nayib Bukele est crédité de 52,2 % des voix, a précisé l'autorité électorale.

Exclu du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN), le parti de gauche au pouvoir, Nayib Bukele a constitué une coalition avec plusieurs partis qui ne totalisent que 11 sièges dans l'assemblée sortante.

Les sondages le donnaient pourtant nettement en tête devant Carlos Calleja, le candidat de l'Alliance républicaine nationaliste (ARENA, droite conservatrice), l'un d'eux le créditant même de plus de 50 % des intentions de vote dès le premier tour.

Si aucun candidat n'atteint ce seuil, un second tour sera organisé en mars.

Nayib Bukele a promis de lutter contre la corruption qui gangrène le pays et pousse de nombreux Salvadoriens à l'exil vers les États-Unis, alimentant les diatribes de Donald Trump contre les pays d'Amérique centrale.

Issu d'une famille aisée qui avait pourtant soutenu la guérilla marxiste du FMLN pendant la guerre civile, l'actuel maire de la capitale San Salvador ne ménage aucun camp dans ses critiques, en particulier sur les réseaux sociaux dont il est un grand utilisateur.

« Un dictateur est un dictateur, qu'il soit de "droite" ou de "gauche" », a-t-il écrit la semaine dernière sur Twitter, après avoir qualifié ainsi les dirigeants de gauche du Venezuela et du Nicaragua, Nicolas Maduro et Daniel Ortega, comme de droite du Honduras, Juan Orlando Hernandez.

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