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Kovalev récupère son titre de la WBO par décision unanime contre Alvarez

Sergey Kovalev (à gauche) frappe Eleider Alvarez pendant le combat de championnat des mi-lourds de la WBO, le 3 février 2019, à Frisco, au Texas.

Photo : Associated Press / Cooper Neill

Radio-Canada

Le Québécois d'adoption Eleider Alvarez a perdu son titre des mi-lourds de la World Boxing Organization (WBO) aux mains de Sergey Kovalev, par décision unanime des juges, dans la nuit de samedi à dimanche au Texas.

Alvarez (24-1, 12 K.-O.) n’a jamais été dans le coup lors de ce combat revanche. Kovalev avait été victime d'un K.-O. en août dernier. Après un lent départ, le Colombien d’origine n'a jamais pu combler le retard au fil des rounds. Il n’a jamais été en mesure de placer ses combinaisons.

« On n'a pas gagné beaucoup de rounds, a admis l'entraîneur d'Alvarez, Marc Ramsay, après le duel. Peut-être deux ou trois. »

À l'inverse, Kovalev a été incisif avec son direct et nettement plus actif que son adversaire. Ramsay a été sévère à l'égard d'Alvarez entre les rounds.

Après le neuvième, il lui a notamment dit qu'il devait commencer à travailler. Il a qualifié son 10e round de « paresseux ». « Si tu rouvres la machine, il va casser », a-t-il ajouté. Cela n'a jamais été le cas. C'est un Kovalev méthodique qui a terminé le combat en force.

Deux des juges ont remis une carte de 116-112 en faveur de Kovalev (33-3-1, 28 K.-O.), tandis que le troisième a vu le combat 120-108.

À l’issue des 12 rounds, le Russe avait placé 816 coups contre 369 pour son adversaire. En entrevue, Alvarez n’a pas cherché à se défiler.

« Ça a été une mauvaise soirée au bureau, a analysé le promoteur Yvon Michel. Mais il va rebondir. Regardez Kovalev. Il s'est fait passer le K.-O. à son dernier combat et regardez-le maintenant. Alvarez va pouvoir rebondir. Il est bien vu au sein de la division. Le téléphone va sonner. »

« Je ne me vois pas comme un perdant ce soir, mais je dois tout de même lui donner le mérite qui lui revient, a admis Alvarez. Il s'est amélioré depuis notre dernier affrontement [...] Je savais que si on allait jusqu'au bout, il allait être le favori. Je voulais mettre de la pression, mais je n'ai pas pu. »

Les quelques bons coups qui ont touché la cible de la part du Montréalais n'ont pas été suivis de combinaisons.

« On souhaitait le laisser se fatiguer et commencer à attaquer davantage vers le quatrième ou le cinquième round, a dit Ramsay. Mais Eleider s'est rué sur lui au deuxième. Il nous disait dans le coin qu'il était plus à l'aise comme ça. Nous aurions dû le retenir davantage sur ce point. »

« D'un autre côté, il absorbait tellement de coups sur sa garde que c'est lui qui se vidait de son énergie. Ses coups n'ébranlaient pas Kovalev par la suite », a-t-il poursuivi.

Trop faible volume

Kovalev n'a jamais été en danger dans ce combat. Alvarez a par contre paru ébranlé en quelques occasions.

« Mon jab et mes coups en puissance de la main droite ont souvent touché », a analysé Kovalev.

Les ajustements apportés par Buddy McGirt entre les deux combats ont porté leurs fruits.

« Je lui ai dit de revenir à la base, a-t-il rappelé. Et pendant le combat, nous n'avons pas eu à apporter trop d'ajustements, si ce n'est que de plier les genoux un peu. Sergey était trop droit. Vous paraissez bien les genoux barrés, mais vous n'accomplissez rien de bon. »

« Je veux maintenant un combat d'unification, a ajouté le nouveau champion des mi-lourds de la WBO. Je suis prêt pour n'importe qui dans la division. »

Du côté d'Alvarez, c'est surtout le volume des attaques lancées qui a été déficient. Ramsay lui demandait sans cesse d'accélérer la cadence, mais Alvarez n'a jamais répondu aux demandes de son entraîneur.

« On va devoir se regarder dans le miroir, voir ce qui n'a pas été fait, autant dans le combat que dans le travail qui a été fait auparavant, a indiqué Ramsay. Et pas seulement Eleider, moi aussi, ainsi que le reste de l'équipe. Nous devrons voir ce que nous n'avons pas fait de la bonne façon. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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