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Le vérificateur général du Canada est mort

Le vérificateur général du Canada Michael Ferguson

Le vérificateur général du Canada Michael Ferguson

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, est décédé, a annoncé samedi l'agence fédérale. Il était en poste depuis 2011 et ses rapports ont souvent écorché les gouvernements de Stephen Harper et de Justin Trudeau.

Dans un communiqué, l'avocat principal du Bureau du vérificateur général (BVG), Andrew Hayes, ainsi que Sylvain Ricard, le vérificateur général adjoint, mentionnent que M. Ferguson était en compagnie de sa femme et de ses fils au moment de son décès.

Selon le BVG, M. Ferguson, âgé de 60 ans, a été victime d'un cancer qu'il combattait depuis plusieurs mois. Bien qu'il recevait un traitement, il n'avait pris aucun congé de maladie.

« Les services exemplaires que Mike Ferguson a rendus aux Canadiens tout au long de sa carrière, notamment à titre de vérificateur général, auront un effet durable sur notre pays », a réagi le premier ministre Justin Trudeau sur Twitter.

Ce dernier a également offert ses condoléances à la famille de M. Ferguson.

Nommé le 28 novembre 2011 pour un mandat non renouvelable de 10 ans, Michael Ferguson a précédemment œuvré au sein du gouvernement du Nouveau-Brunswick.

Son rôle était d'auditer les ministères, les organismes fédéraux et les sociétés d'État, dans le but de fournir au Parlement des renseignements sur la manière dont sont gérés les fonds publics.

En 2012, son rapport accablant sur l'acquisition des chasseurs F-35 avait fait trembler le gouvernement conservateur. Il s'agissait alors du premier rapport présenté depuis son entrée en fonction.

En fin d'année dernière, M. Ferguson avait conclu que le Canada disposait d'un nombre insuffisant d'avions de chasse et il déplorait l'absence de plan, ainsi que des lacunes dans la sécurité des ambassades. Plus tôt, il avait déploré l'échec du système de paye Phénix et avait dénoncé la « lenteur de la machine gouvernementale ».

Au moment de sa nomination, sous le gouvernement Harper, les partis d'opposition avaient critiqué ce choix, puisque M. Ferguson ne pouvait alors s'exprimer en français. Il s'est par la suite engagé à apprendre la langue de Molière, promesse qu'il a respectée.

« Une force incontournable »

La classe politique n'a pas manqué de réagir après avoir pris connaissance de ce décès.

« Le vérificateur général, Michael Ferguson, était un grand serviteur du Canada et du Nouveau-Brunswick. Mes pensées vont aux siens en ces temps difficiles », a souligné la présidente du Conseil du Trésor, Jane Philpott, alors que le ministre de la Famille, Jean-Yves Duclos, s'est dit « attristé ».

« Il a servi les Canadiens avec honneur et dévouement durant sa remarquable carrière et il nous manquera », a déclaré Andrew Scheer, chef du Parti conservateur.

Le chef du Nouveau parti démocrate (NPD), Jagmeet Singh, a quant à lui évoqué, sur les réseaux sociaux, « une terrible nouvelle ». « Michael Ferguson était une force incontournable; il contribuait à garantir que le gouvernement travaille dans le meilleur intérêt de la population canadienne. Il nous manquera énormément », a-t-il écrit.

Le député conservateur Rob Nicholson a parlé d'un « remarquable canadien » qui a « bien servi son pays ».

Son homologue Gérard Deltell a dit avoir « énormément de tristesse ». « Monsieur Ferguson était un serviteur de l’État et des Canadiens dans le sens le plus honorable, noble, du terme. Un homme rigoureux et juste », a-t-il mentionné.

« Jamais il n'a été contredit sur des faits qui ont été énoncés. C'est une grande perte parce que c'était un homme incontestable et incontesté. Il était bien établi. Je crois que son mandat aurait été prolongé tant qu'il était compétent. C'était un homme charmant, distingué et très cultivé », a commenté le député bloquiste Louis Plamondon.

Avec les informations de La Presse canadienne

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