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Patin extrême : de l'Île d'Orléans... au Fenway Park! 

La piste de patin de descente extrême en construction au Fenway Park de Boston

La prochaine étape du circuit Red Bull Crashed Ice s'arrête au mythique Fenway Park de Boston les 8 et 9 février.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie Billie Weiss/Boston Red Sox

Christian Papillon a conçu des dizaines de pistes de patin de descente extrême depuis qu'il a été nommé directeur sportif du championnat mondial en 2010. Dans le lot, aucune n'est parvenue à lui procurer le même plaisir que celle qu'il a construite à l'île d'Orléans, il y a dix ans. Récit d'une grande aventure.

Le développement du patin de descente extrême, un sport encore jeune et popularisé par la série Red Bull Crashed Ice, est avant tout une histoire d'amitié.

Une histoire bien de chez nous, qui a commencé à Saint-François-de-l'Île-d'Orléans.

Gaétan Lemelin et Christian Papillon, deux gars de la région de Québec, ont eu l'idée un peu folle de fabriquer une piste sur les terres de l'érablière de la famille Lemelin.

Papillon, alors patineur extrême, cherchait un endroit pour s'entraîner, notamment en vue du Red Bull Crashed Ice de Québec.

« T'as pas un spot à l'île? », a-t-il demandé à son bon ami Gaétan, qui lui a aussitôt proposé d'aller « faire un tour à la cabane à sucre ».

Après une analyse des lieux en motoneige, ils se sont mis au boulot, avec « beaucoup d'insouciance et beaucoup d'ingéniosité ».

Christian Papillon et Gaétan Lemelin, en 2009Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Christian Papillon et Gaétan Lemelin, en 2009.

Photo : Radio-Canada

Déneigement, arrosage de la piste, aménagement des obstacles : de jour comme de nuit, ils y ont passé des heures.

« En fait, c'était à peu près dix fois plus d'heures de travail que d'heures de plaisir à la fin qu'on pouvait en retirer », se rappelle Christian Papillon.

Des ambassadeurs

Aujourd'hui, les deux acolytes n'hésitent pas à se qualifier de pionniers et sont tout sourire lorsqu'ils parlent de leur exploit.

Gaétan Lemelin et Christian PapillonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gaétan Lemelin et Christian Papillon se remémorent encore avec beaucoup de plaisir la piste qu'ils ont construite en 2009.

Photo : Radio-Canada

Et pour cause! En bâtissant la piste à l'île d'Orléans, ils ont prouvé à Red Bull qu'il était possible de développer la discipline à l'extérieur de la série Crashed Ice.

Dix ans plus tard, des pistes comme celle qu'ils ont fabriquée se multiplient sur le circuit du Championnat du monde ATSX de patin de descente extrême.

Elles servent principalement aux courses ouvertes aux amateurs, mises sur pied en 2015. Comme celle de Percé, qui se tient cette fin de semaine devant le légendaire rocher.

Un patineur s'élance sur la piste glacée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un patineur en pleine action sur la piste glacée de la Course Xpress de Percé.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Relève et développement

Lancées sous le nom de Riders Cup, ces épreuves permettent de bâtir une relève qui produira éventuellement des athlètes capables de participer aux événements Red Bull Crashed Ice.

Elles sont aujourd'hui chapeautées par la Fédération internationale ATSX. Les événements Crashed Ice sont classés ATSX 1000. Des sous-classes ont été mises sur pied : ATSX 100, ATSX 250 et ATSX 500.

Tout ce développement a été pensé par Christian Papillon et des irréductibles de la première heure.

Christian Papillon  au départ de la piste de Saint Paul, au Minnesota. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le directeur sportif du championnat du monde de ice cross downhill, Christian Papillon, est lui-même un ancien compétiteur.

Photo : Red Bull Content Pool

La piste de l'île d'Orléans l'a sans doute aidé à se tailler une place dans l'équipe de direction du Red Bull Crashed Ice. « Nous avons prouvé [avec la piste] que les plans de développement que je leur avais présentés étaient réalistes et réalisables ».

Pour cette réalisation, Christian Papillon n'hésite pas à rendre hommage à son ami.

Sans Gaétan, on n'est pas là aujourd'hui; il n'y avait pas la Riders Cup. Sans lui, sans son énergie, son ingéniosité... Tout ça mis ensemble, ça ne serait pas arrivé.

Christian Papillon

Impossible de dire quel rôle précisément le projet de l'île d'Orléans a joué dans son embauche.

Chose certaine, « c’est un facteur important qui a démontré mon engagement et ma passion pour le sport », dit-il.

Année de premières

Tout ça le mène aujourd'hui au mythique Fenway Park de Boston. Pour la première fois, une piste a été construite dans un stade fermé.

Conçue par Christian Papillon, il aura l'honneur de la tester, comme toutes les autres qu'il a imaginées ces neuf dernières années.

Quand il lacera les patins et dévalera la piste au domicile des Red Sox, le gars de Stoneham prendra assurément son pied.

« Quand je vais tester la piste à Fenway, ça va être spécial... Mais c'est jamais la même chose qu'ici, où on a fait tout ça de A à Z. Nous deux, dans la neige, dans l'eau, dans la glace, à -20, -21. »

Le circuit en est d'ailleurs à une année de premières.

Pour la première fois cette année, une course a eu lieu en Asie, soit à Yokohama, au Japon.

Prochaine étape? On ne cache pas un intérêt pour les Jeux olympiques.

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