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Trump intensifie ses attaques contre Pelosi pour son opposition au mur

Le président des États-Unis, Donald Trump, participe à une rencontre à la Maison-Blanche.

Le président des États-Unis, Donald Trump

Photo : Reuters / Jim Young

Agence France-Presse

Donald Trump a intensifié vendredi soir ses attaques contre la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, la décrivant comme « très nocive pour les États-Unis » du fait de son opposition à la construction du mur réclamé par le président républicain à la frontière avec le Mexique.

Plus tôt dans la journée, Donald Trump a déclaré qu'il y avait une « grande probabilité » qu'il décrète l'état d'urgence afin d'obtenir les fonds nécessaires pour concrétiser sa plus symbolique promesse de campagne électorale en 2016.

Le chef de la Maison-Blanche a fait planer cette menace à plusieurs reprises ces dernières semaines, mais l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre républicains et démocrates pourrait le convaincre de recourir à cette option qui lui permettrait de s'affranchir de l'aval budgétaire du Congrès.

Cette procédure exceptionnelle est toutefois de nature à poser des contentieux judiciaires et constitutionnels.

Nancy Pelosi a réaffirmé jeudi qu'elle était opposée à la construction du mur. Le Parti démocrate, qui a repris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier, a proposé des mesures de plusieurs milliards de dollars pour la sécurité frontalière, mais aucun crédit pour un mur.

Duel entre présidents

S'exprimant dans un entretien à la chaîne CBS, Donald Trump a décrit Nancy Pelosi comme « très rigide » et voulant seulement « marquer des points » sur la scène politique.

« Elle est très nocive pour notre pays. Tout ce qu'elle veut, c'est ouvrir les frontières. Le trafic d'êtres humains lui est complètement égal, sinon elle ne ferait pas ça », a-t-il ajouté à propos des négociations avec la représentante démocrate.

Un porte-parole de Mme Pelosi a condamné les propos de M. Trump, y voyant une « déformation furieuse et prévisible de l'engagement des démocrates envers la sécurité aux frontières ».

« Les démocrates ont soumis des solutions intelligentes et efficaces [...] tandis que le président refuse toujours d'écarter l'hypothèse d'une deuxième paralysie », a ajouté Drew Hammill dans un communiqué.

Mme Pelosi a par le passé soutenu des lois visant à lutter contre la traite des être humains, qu'elle qualifie de « crime abominable ».

Une commission bipartisane s'efforce de trouver un compromis sur la somme de 5,7 milliards de dollars que Donald Trump cherche à obtenir pour financer la construction du mur. Cette commission doit achever ses travaux d'ici au 10 février, cinq jours avant l'expiration de la loi de financement provisoire de l'administration fédérale.

Le président Trump a promulgué cette loi vendredi dernier, malgré l'absence des fonds pour le mur, afin de suspendre la paralysie qui a affecté pendant plus d'un mois les services publics américains.

Cette décision du président américain a été vue comme une victoire politique pour Mme Pelosi.

Lors d'un événement organisé vendredi à la Maison blanche, Donald Trump a souligné qu'il y avait une « gigantesque obstruction » de la part des démocrates et donc une « grande probabilité de devoir recourir » à l'état d'urgence.

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