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La CPI ordonne la remise en liberté conditionnelle de Gbagbo

Laurent Gbagbo
Poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'ancien chef de l'État et Charles Blé Goudé, allié de Gbagbo et ex-chef de file des Jeunes patriotes, ont été acquittés en janvier par la CPI, mais leur remise en liberté avait été différée dans l'attente de l'examen d'un appel du parquet. Photo: Reuters / POOL New
Reuters

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye ont ordonné vendredi la remise en liberté conditionnelle de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

La décision, lue par le président de la CPI, Chile Eboe-Osuji, a été prise à l'unanimité par les cinq juges qui forment la commission d'appel.

Les deux hommes doivent être remis à un État qui acceptera de les accueillir, a déclaré Eboe-Osuji.

Poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, l'ancien chef de l'État et Charles Blé Goudé, allié de Gbagbo et ex-chef de file des Jeunes patriotes, ont été acquittés en janvier par la CPI, mais leur remise en liberté avait été différée dans l'attente de l'examen d'un appel du parquet.

MM. Gbagbo et Blé Goudé ont quitté le centre de détention de La Haye, à la faveur d'« une mesure intérimaire », a déclaré vendredi soir un porte-parole de la CPI, sans plus de précisions.

D'après des documents publiés par la commission d'appel, les deux hommes ont l'interdiction de quitter l'État qui les accueillera sans autorisation préalable de la CPI, devront se présenter chaque semaine devant les autorités de cet État et ne pourront pas faire de commentaires publics sur cette affaire.

Aucune précision n'a été donnée par la CPI sur la destination de MM. Gbagbo et Blé Goudé.

« Après deux semaines d'attente en prison, c'est un soulagement », a déclaré l'avocat de M. Gbagbo, Geert-Jan Knoops.

Laurent Gbagbo, président de la Côte d'Ivoire de 2000 à 2011, a passé sept années en détention à La Haye.

Selon des proches de la famille de l'ancien chef d'État, M. Gbagbo aimerait retourner en Côte d'Ivoire, mais pourrait dans un premier temps se rendre en Belgique, où sont établis des membres de sa famille.

Un retour en Côte d'Ivoire semble cependant compliqué, M. Gbagbo ayant été condamné par contumace en janvier 2018 à 20 ans de réclusion pour détournement de fonds.

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