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Université d'Ontario français : 2 sous-ministres ontariens obtempèrent à l'ordre d'un comité fédéral

Le parlement à Ottawa

Le parlement à Ottawa

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Angie Bonenfant

Le sous-ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Georges Zegarac, et son homologue aux Affaires francophones, Marie-Lison Fougère, vont finalement se plier à l'ordre émis par le Comité permanent des langues officielles de comparaître le 7 février, à 11 h.

Les deux sous-ministres ontariens avaient refusé, à de nombreuses reprises, de répondre aux questions des membres du comité sur les compressions budgétaires touchant l’Université de l’Ontario français.

Mardi, les membres du Comité permanent des langues officielles ont fait usage d’une mesure extraordinaire pour forcer la main des deux hauts fonctionnaires, en leur envoyant une assignation à comparaître.

Contrairement à leurs ministres Merrilee Fullerton et Caroline Mulroney, qui ont elles aussi refusé de comparaître devant le comité, George Zegarac et Marie-Lison Fougère ne jouissent pas d’une immunité parlementaire. Ils risquaient de subir des représailles judiciaires, s’ils n’obtempéraient pas à la demande des élus fédéraux.

Dans de courts messages envoyés électroniquement, les bureaux de Georges Zegarac et de Marie-Lison Fougère ont confirmé la présence des deux sous-ministres jeudi prochain.

Des réponses importantes

Les membres du Comité permanent des langues officielles consacrent la majeure partie de leurs travaux à la « crise en Ontario », depuis que le gouvernement de Doug Ford a annoncé des compressions dans les services en français dans sa province, le 15 novembre dernier.

Les élus fédéraux veulent entendre les explications du gouvernement ontarien sur cette question, mais toutes leurs demandes d’entretien ont été refusées.

Les gens autour de la table veulent avoir la version du gouvernement autrement que de la lire dans les médias, avait expliqué le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, en entrevue téléphonique à l’émission Y’a pas deux matins pareils.

M. Jolin croit que le témoignage des deux fonctionnaires sera peut-être une occasion d’obtenir des réponses. Le comité va vouloir savoir quelles directives les fonctionnaires ont eues, car moi, si j'étais à la table, c'est certain que je poserais cette question-là.

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale