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Metrolinx compte imposer des pénalités à Bombardier pour des retards

Photo d'un train léger gris sur des rails

Le nouveau train léger de Bombardier qui circulera le long de l'avenue Eglinton à Toronto

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

La Presse canadienne

Les tuiles s'accumulent pour Bombardier Transport, qui s'expose à des sanctions financières pour ne pas avoir respecté un échéancier de livraison dans le cadre d'un contrat avec l'agence ontarienne de transport Metrolinx.

L'entreprise québécoise avait jusqu'au 1er février pour remettre à son client 6 des 76 voitures de trains légers destinées à la ligne ferroviaire Eglinton Crosstown, à Toronto. Or, dans une déclaration, le président et chef de la direction de Metrolinx, Phil Verster, a souligné que Bombardier avait seulement livré trois véhicules en date de vendredi.

Notre contrat définit clairement les sanctions financières pour Bombardier en cas de livraison tardive de véhicules, écrit-il. Metrolinx appliquera les modalités du contrat et des sanctions seront imposées.

Phil Verster, président de Metrolinx

Un porte-parole de l'agence de transport régional n'a toutefois pas voulu préciser l'ampleur des sanctions qui seront imposées dans le cadre de ce contrat de 392 millions de dollars signé avec l'entreprise québécoise en 2017.

Ce nouveau problème s'ajoute à ceux rencontrés par Bombardier Transport relativement à d'importants contrats en Suisse, aux États-Unis (à New York), et plus récemment, en France.

Dans sa déclaration, M. Verster souligne avoir noté des améliorations de la part de Bombardier au chapitre des livraisons, ajoutant que les trois prochains véhicules devraient être livrés au cours des prochaines semaines. « Nous allons toutefois exiger des comptes, dans le but de protéger les intérêts des clients et des contribuables », a-t-il indiqué.

Bombardier n'a pas commenté la situation pour le moment.

Accumulation de retards pour Eglinton Crosstown

La commande de véhicules liée au projet de ligne ferroviaire Eglinton Crosstown – estimé à 5,9 milliards de dollars – à Toronto a été marquée par les retards. Metrolinx a tenté d'annuler un contrat plus important en 2017, mais un juge s'y est opposé.

L'entente initiale, qui remonte à 2010, prévoyait 182 voitures et était évaluée à 770 millions de dollars.

Bombardier Transport traverse une période difficile, puisque depuis un peu plus d'une semaine, l'entreprise a vu trois clients refuser tour à tour de recevoir du matériel roulant en raison de différents problèmes.

Citant notamment des problèmes entourant la fermeture des portes, les Chemins de fer fédéraux suisses ont récemment demandé une pause dans leur contrat de 1,9 milliard de dollars pour 62 trains avec l'entreprise québécoise.

Le patron de la Société de transport de New York, Andy Byford, et ancien chef de la direction de la Commission de transport de Toronto (TTC) a affirmé le mois dernier avoir un sentiment de « déjà-vu » à cause de problèmes avec les trains de Bombardier. Les livraisons avaient brièvement cessé, avant de reprendre cette semaine.

Puis, jeudi, en France, la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) a déploré une « situation de non-qualité inacceptable » au sujet de 32 rames de trains Regio 2N, ajoutant que 42 autres auraient dû être livrées depuis le début de l'année.

À la Bourse de Toronto, l'action de Bombardier a clôturé vendredi à 1,97 $, en recul de 2 cents.

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