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Les libéraux ne modifieront pas leur position sur le port de signes religieux

Pierre Arcand et Hélène David en conférence de presse à l'Assemblée nationale.

Le chef libéral par intérim, Pierre Arcand, en compagnie de la députée Hélène David, porte-parole du parti pour les questions de laïcité.

Photo : Radio-Canada

François Messier

Le Parti libéral va continuer de s'opposer bec et ongles à toute interdiction du port de signes religieux chez les employés de l'État, a confirmé vendredi son chef intérimaire.

Pierre Arcand avait annoncé jeudi que le parti était « ouvert » à discuter des différentes avenues possibles, et qu’il écouterait le compte rendu d’une démarche menée à ce sujet par la députée Hélène David.

Il appert toutefois que le caucus libéral, réuni depuis jeudi à l’Assemblée nationale, a décidé de demeurer sur sa position traditionnelle, qui consiste à s'opposer à toute interdiction du genre pour tous les employés de l'État.

Le PLQ, c’est le parti des libertés individuelles, la liberté de religion est enchâssée dans la Charte des droits et libertés de la personne, et jamais nous n’allons endosser la position de la CAQ qui souhaite interdire le port de signes religieux chez les employés en position d’autorité.

Pierre Arcand, chef du Parti libéral du Québec par intérim

« Notre position sur les signes religieux, vous ne serez pas surpris, demeure la même », a renchéri Mme David, évoquant des principes qui se trouvent « au centre de [l’]histoire » du Parti libéral.

« Nous sommes, nous avons toujours été, le parti qui a à cœur les libertés individuelles, et jamais nous n’endosserons de gestes qui empêcheraient des citoyens d’occuper un emploi sur la base de leur orientation religieuse », a-t-elle fait valoir.

« Y aura-t-il deux poids, deux mesures? »

Après avoir annoncé la conclusion du bref débat, M. Arcand n’a d’ailleurs pas tardé à attaquer le gouvernement Legault, qui veut interdire le port de tels signes chez les employés de l’État en position d’autorité (juges, procureurs, gardiens de prison, etc.), mais aussi chez les enseignants du primaire et du secondaire.

Il a notamment dénoncé l’intention du gouvernement de soustraire les enseignants des écoles privées subventionnées des dispositions de la future loi, qui doit être déposée au printemps.

« Y aura-t-il deux poids, deux mesures entre les écoles publiques et les écoles privées? Entre les employés fédéraux et les employés de l’État québécois? Entre les juges provinciaux et les juges fédéraux? », a-t-il lancé.

Monsieur Legault est en droite ligne pour créer au Québec actuellement de nombreuses divisions.

Pierre Arcand, chef du Parti libéral du Québec par intérim

M. Arcand avait affirmé jeudi qu’il serait « étonné » que le parti prenne une position finale sur le sujet au terme du caucus, en expliquant que le projet de loi de la CAQ n’avait pas encore été déposé.

Le PLQ a finalement arrêté sa position rapidement parce que les députés ont adopté une position « assez limpide, assez claire », mais aussi en raison de la déclaration du premier ministre Legault sur l'islamophobie au Québec, a expliqué M. Arcand.

« On pourrait attendre le dépôt du projet de loi, mais je pense que maintenant, de la façon dont M. Jolin-Barrette s’est exprimé, [avec] les propos du premier ministre, on pense qu'on peut faire connaître notre position de façon très claire », a-t-il déclaré.

Lorsqu'il était au pouvoir, le parti s'est contenté de légiférer pour que les services publics soient donnés et reçus à visage découvert, mais sans plus. Le parti appuie toujours cette approche, aujourd'hui contestée devant les tribunaux.

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