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Le PLQ demande à la protectrice du citoyen d'enquêter sur le congédiement d'un sonneur d'alerte au MAPAQ

Louis Robert, agronome.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Parti libéral du Québec demande à la protectrice du citoyen d'enquêter sur les circonstances entourant le congédiement du lanceur d'alerte Louis Robert par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), a indiqué vendredi le député de La Pinière, Gaétan Barrette.

L'agronome a été limogé la semaine dernière, quelques mois après s'être adressé à Radio-Canada pour dénoncer l'ingérence du privé dans la recherche publique sur l'utilisation des pesticides. Il avait d'abord dénoncé la situation à l'interne, mais en vain.

Interrogé à ce sujet jeudi, le premier ministre du Québec François Legault a soutenu que l'employé a été renvoyé « pour une série de raisons ». Cela contredit le contenu de la lettre de congédiement de M. Robert, qui n'évoque que cette collaboration avec Radio-Canada.

Le ministre québécois de l'Agriculture, André Lamontagne, a pour sa part déclaré mercredi qu'il était « très à l'aise » d'avoir « personnellement autorisé » le congédiement de M. Robert, avant de préciser, quelques heures plus tard, qu'il n'a « en aucun temps [...] demandé le congédiement de l’employé ».

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Une situation irrégulière qui commande une enquête

« On a une situation très irrégulière, face à une situation qui à sa face même est éminemment critiquable », a commenté vendredi le député Barrette, avant la deuxième journée du caucus présessionnel de son parti, à l'Assemblée nationale.

« Le ministre en poste, en position de pouvoir, a congédié quelqu’un sur la base de quoi? D'avoir sonné une alarme. C'est écrit dans la lettre [de congédiement]. Le premier ministre, qui est le garant du droit au Québec […] contredit, nie ce qui est écrit dans la lettre de congédiement. Ça, pour moi, c’est grave. »

« Compte tenu que le gouvernement, par son premier ministre et son ministre de l’Agriculture, est incapable d’être cohérent, je pense qu’on doit demander, et on le fait formellement, à la protectrice du citoyen de faire enquête, et de faire toute la lumière sur cet événement », a-t-il alors annoncé.

« La protection des lanceurs d’alerte est fondamentale. Nous demandons que la protectrice du citoyen fasse enquête sur le congédiement de Louis Robert par le ministre de l’Agriculture », a tweeté quelques heures plus tard la porte-parole libérale en matière d'agriculture, Marie Montpetit.

Le bureau de la protectrice du citoyen a refusé, « pour des raisons de confidentialité », de confirmer ou d'infirmer qu'une enquête est en cours. « On ne révèle pas ces informations, même quand ça sort sur la place publique », a indiqué à Radio-Canada une conseillère en communications.

Les lanceurs d'alerte sont protégés par la loi québécoise s'ils ont fait leur divulgation au Protecteur du citoyen ou au responsable du suivi des divulgations de leur organisme, a-t-elle précisé.

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