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L'Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie lance un appel à la mobilisation

L'Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie analyse de la qualité de l'eau de surface

L'Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie analyse de la qualité de l'eau de surface

Photo : Facebook Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie

Thomas Deshaies
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Organisme de bassin versant Abitibi-Jamésie (OBVAJ) a dévoilé jeudi le rapport 2018 sur l'état des eaux en Abitibi. La qualité de l'eau de certaines rivières s'est dégradée et plusieurs lacs sont en état avancé d'eutrophisation. Toutefois, en comparaison avec le reste du Québec, la qualité générale des eaux demeure enviable.

La qualité de l'eau des rivières La Sarre, Thibault, Landrienne, Dagenais et Lois sont classées comme « douteuse » ou « très mauvaise ». C'est ce que révèlent les échantillons prélevés dans plusieurs stations de l'OBVAJ. Les cours d'eau situés dans le bassin de la rivière Bell sont en revanche dans une situation beaucoup plus encourageante.

Le directeur de l'organisme, Oumarou Daouda, explique que la diffusion des données a pour objectif d'éveiller les consciences sur l'importance de préserver la ressource. Parce qu'on peut quand même se réjouir si on se compare par rapport à l'ensemble du Québec, on a quand même des eaux en bonne santé, malgré quelques cas isolés, explique-t-il.

On veut attirer l'attention des pouvoirs publics, des citoyens, sur l'importance de préserver cette ressource si vitale pour tout le monde.

Une citation de : Oumarou Daouda, directeur de l'OBVAJ

Oumarou Daouda souhaiterait que la diffusion du rapport suscite la mobilisation des élus et des citoyens et que soient mises en place des mesures de préservation.

Un stade avancé d'eutrophisation

Les lacs situés dans le bassin versant de la rivière Abitibi sont à un stade très avancé d'eutrophisation. C'est-à-dire qu'il y a trop de nutriments (plus particulièrement de l'azote ou du phosphore), pouvant contribuer à la propagation de plantes aquatiques et éventuellement, à la mort du lac. Le lac Abitibi, d'Alembert et Macamic sont notamment dans cette situation.

Le rapport n'a pas pour objectif de trouver la source de la dégradation de la qualité de l'eau, mais M. Daouda estime que les activités humaines y sont en partie responsables, mais que certains facteurs naturels y contribuent. Il croit toutefois qu'il faut agir.

Un homme sourit à la caméra, derrière son bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Oumarou Daouda, directeur de l'Organisme de bassin versant d'Abitibi-Jamésie

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

En ce qui concerne l'eutrophisation, la revitalisation des bandes riveraines et la diminution du déversement des eaux usées pourraient contribuer à améliorer la situation.

L'OBVAJ martèle aussi l'importance de faire tester son eau de puits puisqu'une proportion importante des tests révèle un dépassement d'une norme concernant la qualité de l'eau portable.

Au moins 33 % des échantillons de puits résidentiels dépassent les normes de la qualité de l'eau portable pour au moins un paramètre physico-chimique.

Une citation de : Extrait du rapport 2018 de la qualité des eaux

L'organisme souhaite par ailleurs poursuivre ses efforts afin de rattraper le déficit de connaissance. « Abitibi qui pâtit d'un déficit important de données sur la qualité de l'eau », mentionne-t-on dans le rapport.

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