•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’état des routes dans le Restigouche jugé « effroyable »

Un camion chargé de bois descend lentement une côte

La conduite est dangereuse sur certaines portions de route lorsqu'elles sont glissantes, indique le camionneur Paul Fontaine.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les critiques fusent de toutes parts dans la région du Restigouche, au Nouveau-Brunswick, au sujet de l'état des routes

Le camionneur Paul Fontaine raconte qu’il descendait tranquillement la côte entre McKendrick et Maltais, mardi, en début d'après-midi, quand son camion lourd s'est mis à glisser.

Quand je suis arrivé à peu près à 25 pieds du stop, là, ça s'est mis à [glisser]. Puis, envoie en bas, dit-il.

Le camion s’est immobilisé dans un banc de neige. « Tout est arrêté là. La route a été bloquée pour deux heures et demie », souligne-t-il.

Le camion est immobilisé à un angle droit sur le bord de la routeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le camion de Paul Fontaine a glissé dans la neige.

Photo : Gracieuseté

Ce ne sont pas de petites bébelles qu'on a là. Ça ne s'arrête pas sur un 25 ¢, ça. Quand tu mets [les freins] et que c'est [de l’asphalte] en dessous, ça va arrêter. Mais si c'est de la glace, c'est comme des patins, explique le camionneur.

Elles sont effroyables. C'est vraiment parce que c'est de la glace partout.

Mona Lévesque, automobiliste

Presque au même moment, Mona Levesque a perdu la maîtrise de son véhicule au moment où elle roulait à basse vitesse dans une courbe du chemin de Val d'Amours.

Là, mon char a viré et il a voulu monter sur le banc de neige. Puis, il était trop haut le banc de neige. Il s'est couché sur le côté, dit-elle.

Plusieurs autres automobilistes auraient vécu des situations similaires dans la région ces derniers jours.

J'ai appelé mon assurance et elle m'a dit qu'ils vont peut-être juste venir [vérifier] mon Jeep vendredi parce que ça n’est pas arrivé juste à toi, affirme Mme Lévesque.

Le district scolaire a même annulé certains trajets d'autobus depuis la semaine dernière en raison du mauvais état de certaines portions de routes.

Une section de route recouverte de neige compacteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entretien des routes dans le Restigouche et d'autres régions du Nouveau-Brunswick fait l'objet de critiques.

Photo : Radio-Canada

Père de trois jeunes enfants, Paul Fontaine craint le pire.

Il y a des autobus scolaires qui arrêtent droit là. Juste en face du stop, l'autre côté du chemin, le matin, il y a un autobus qui embarque des enfants. C'est dangereux, estime-t-il.

Plusieurs autres routes de la région font l'objet de sévères critiques sur les médias sociaux, notamment les routes 11, 134 et 17.

Les municipalités s’interrogent sur l'état des routes

Depuis environ trois ans, l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick entend ses membres se plaindre de l’état des routes non seulement dans le Restigouche, mais aussi dans le Nord-Ouest, la Péninsule acadienne et le comté de Kent, indique Frédérick Dion, directeur général de l’organisme.

Frédérick Dion en entrevue dans les studios de Radio-Canada AcadieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les municipalités se demandent si les services de voirie font le travail au bon moment et s’ils disposent des ressources nécessaires, explique Frédérick Dion, directeur général de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

On a eu des rencontres. Nos membres aussi ont rencontré les fonctionnaires, le ministre des Gouvernements locaux. On nous explique comment ça fonctionne, mais ça ne répond pas effectivement à la problématique. On voit que c’est quand même permanent comme problème. Donc, il va falloir regarder c’est quoi les budgets, les standards, les normes qui sont appliqués [...] Ce n’est pas normal que sur une route comme la 17 qu’il y ait des moments de la journée, même les soirs, où il n’y a pas d’intervention. C’est un axe majeur, explique Frédérick Dion.

Le ministère des Transports confirme avoir reçu plusieurs plaintes. Un porte-parole affirme que le budget d'entretien hivernal n'a pas été réduit, pas plus que les quantités de sable et de sel épandues sur les routes.

D’après un reportage de Serge Bouchard

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Conditions météorologiques