•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des horaires de faction en raison d’un manque d’ambulanciers

Une ambulance, phares allumés, tourne sur un coin de rue

Une ambulance

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'entreprise de services ambulanciers Paraxion a de la difficulté à recruter du personnel au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie pour convertir les horaires de faction en horaires à l'heure dans les casernes de Sayabec, Paspébiac et Grande-Rivière.

Lorsqu’ils sont sur des horaires de faction, les ambulanciers travaillent sur appel.

Ils doivent se rendre à la caserne avant de repartir avec l’ambulance lorsqu’il y a des appels d’urgence.

Les temps de réponse sont généralement plus élevés que pour les travailleurs qui attendent les appels directement dans les véhicules.

Paraxion affirme ne pas être en mesure de faire la transition vers les horaires à l'heure en raison de la pénurie de main-d’œuvre et ce, malgré avoir reçu du financement du ministère de la Santé et des Services sociaux en mars dernier.

Le directeur des opérations pour le secteur centre et nord de l’entreprise, Mathieu Lévesque, explique que le problème existe notamment à Sayabec.

On a quatre personnes, une semaine sur deux, donc ils font sept jours de travail, sept jours de récupération. [...] Lorsqu’on fait un horaire à l’heure, ça nous prend du personnel de plus et présentement, on ne l’a pas.

Mathieu Lévesque, directeur des opérations pour le secteur centre et nord de Paraxion

Entre temps, l'entreprise fait des efforts pour recruter du personnel.

Elle a mis en place un plan de communication en ce sens.

Paraxion recrute aussi des étudiants qui n'ont pas encore réussi leur test du programme national d'intégration clinique qui leur donne le droit de pratique.

La formation offerte par l'entreprise facilite la réussite de l'examen dont le taux d'échec est de 50 %.

Il s’agit d’un pas dans la bonne direction, selon le syndicat qui représente les employés de Paraxion.

Le faible taux de rétention des employés demeure toutefois un des problèmes de la profession, explique Benoît Cowell, président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec.

C’est un métier qui est très dur psychologiquement, qui manque d’encadrement psychologiquement parce que chaque entreprise privée est responsable qu’il y ait une aide aux employés qui n’est souvent pas adaptée au travail qu’on a.

Benoît Cowell, président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec

Paraxion espère néanmoins être en mesure de modifier ses horaires au printemps.

D’après les informations d’Isabelle Damphousse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !