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La situation est « alarmante » à l’hôpital de Saint-Quentin

Un comité de santé de la région de Saint-Quentin réclame un statut particulier pour l'hôpital l'Hôtel-Dieu-Saint-Joseph, à cause de l'isolement de la région.

Le Comité de santé de la région de Saint-Quentin relance ses demandes au réseau Vitalité et au gouvernement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le manque de personnel infirmier et médical, causé par des congés de maternité, de maladie, des départs et des réaffectations, inquiète de plus en plus le Comité permanent de la santé de la Ville de Saint-Quentin et le Comité d'action du Restigouche-Ouest, selon un communiqué envoyé jeudi matin.

Le personnel infirmier se dit fatigué et à bout de souffle, car présentement il y a cinq infirmières en congé de maladie et de maternité, un départ à la retraite et deux réaffectations, peut-on lire dans le communiqué.

Pour un hôpital régional, c’est énorme!

Le Comité permanent de la santé de la Ville de Saint-Quentin et le Comité d'action du Restigouche-Ouest

Ce n’est pas la première fois que ces comités revendiquent une solution pour l’hôpital de Saint-Quentin, mais la situation se détériorent, les citoyens s’inquiètent et les responsables ne bougent pas, estiment-ils.

La situation est d’autant plus alarmante, car l’hôpital est la première porte d’entrée pour les soins de santé pour 2000 personnes sans médecins de famille dans la région, est-il écrit.

Ils assurent avoir recueilli des témoignages du personnel de l’Hôpital Hôtel-Dieu St-Joseph de Saint-Quentin, qui se dit très inquiet et lance même un « cri d’alarme ».

La faute du réseau de santé Vitalité

Les comités rejettent la faute sur le réseau de santé Vitalité, qui n’affiche pas de postes à temps plein pour l’hôpital et aucune mesure concrète [...] pour contrer cette crise de personnel.

Toute une population est prise en otage par le réseau de santé Vitalité.

Le Comité permanent de la santé de la Ville de Saint-Quentin et le Comité d'action du Restigouche-Ouest

Une gouvernance locale, la solution?

Selon le communiqué, l’absence de gouvernance locale fait en sorte que le personnel n’a pas de recours et lorsqu’il fait appel aux gestionnaires du réseau de santé Vitalité, il fait face à des refus et de l’incompréhension face aux défis particuliers d’un hôpital rural.

Une gouvernance locale a d’ailleurs été demandée en juillet dernier à Vitalité et depuis aussi au ministre de la Santé et au secrétaire principal du premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs.

 Les membres [des comités] demandent au ministre de la Santé d’intervenir et de prendre des mesures concrètes pour régler la situation. Nous demandons, encore une fois, une enquête dans le dossier et la mise sous tutelle de [l’hôpital] en attendant les résultats de l’enquête.

Le réseau de santé Vitalité n’a pas répondu à la demande d’entrevue de Radio-Canada.

Nouveau-Brunswick

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