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Le froid extrême est un casse-tête pour les parents et enseignants

Salle de classe de l'école Taché.

Dans cette salle de classe de 5e année, à l'École Taché, l'enseignant se retrouve avec seulement un tiers des éleves.

Photo : Radio-Canada

Abdoulaye Cissoko

Le froid extrême qui s'est abattu sur le Manitoba cette semaine a compliqué la tâche de bien des parents. Depuis trois jours, le transport scolaire est annulé pour toutes les écoles de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), ce qui crée un véritable casse-tête pour les parents obligés de conduire leurs enfants à l'école et les enseignants dont les classes sont à moitié vides.

Devant l'École Taché, dans le quartier winnipégois de Saint-Boniface, les autobus jaunes qui transportent les élèves ont disparu du paysage ces jours-ci. Ce sont les voitures des parents qui défilent devant cet établissement de la DSFM.

Certains ont dû déposer leurs enfants de bonne heure, bien avant l'ouverture de la porte centrale de l'école. Les températures polaires les ont obligés à tout chambouler pour conduire leurs enfants à l'école.

Jean-Francois Muberuka

Jean-Francois Muberuka

Photo : Radio-Canada

Jean-François Muberuka explique qu'il a dû revoir son emploi du temps pour faire face à l'annulation du transport scolaire.

« Comme je travaille le matin, il faut trouver quelqu'un pour déposer les enfants et quelqu'un d'autre pour les récupérer en après-midi. D'ailleurs, pendant deux jours, ils ne sont pas allés à l'école parce qu'il n'y avait personne pour les chercher à la fin des classes », dit-il.

« J'étais à l'instant même en train de discuter avec un ami pour voir s'il pourra les chercher après l'école », ajoute-t-il. Selon lui, il faut surveiller régulièrement le service d'autobus pour savoir s'il y aura ou non transport scolaire, et en cas d'annulation, trouver un plan B.

Un froid glacial déferle sur le Manitoba

Hafid Khalloud affirme qu'il se réveille une heure plus tôt depuis trois jours pour conduire sa femme au centre-ville de Winnipeg et son enfant à l'école Taché, avant de pouvoir vaquer à ses occupations. « C'est très compliqué », ajoute-t-il.

Roberto Rame explique qu'il a dû écourter ses heures de sommeil pour conduire son enfant à l'école. « J'ai hâte que ce froid extrême se termine », lance-t-il.

Pour conduire sa fille à l'école, Éric Mbiazoua a lui aussi modifié son horaire de travail. « J'arrive 30 minutes en retard au bureau et je pars une demi-heure plus tôt », indique-t-il, heureux que son patron ne lui en tienne pas rigueur.

Erith Thompson

Erith Thompson

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, Erith Thompson affirme qu'elle s'est organisée avec son mari pour déposer leur enfant à l'école avant de se rendre au travail. « Mon enfant était même absent le premier jour du froid extrême parce qu'on ne savait pas vraiment quoi faire. On n’avait pas prévu la situation », indique-t-elle.

L'école aussi doit s'ajuster

Mireille Kazadi, directrice de l'école Taché.

Mireille Kazadi, directrice de l'école Taché

Photo : Radio-Canada

Mireille Kazadi, la directrice de l'École Taché, explique que, si les horaires sont restés les mêmes, certains élèves seront regroupés avec ceux d'autres classes en raison des nombreuses absences.

« On les met ensemble et on fait des projets, de la lecture. Les élèves continuent leur apprentissage. Si on a plus d'élèves, ils restent dans la même classe. C'est comme ça qu'on s'organise », souligne-t-elle.

Pour ce qui est des activités, Mme Kazadi affirme qu'elles se déroulent normalement. Elle ajoute que l'apprentissage des élèves absents n'en pâtira pas. À leur retour, ces derniers feront les mêmes cours que les autres.

Christian Palud, enseignant à l'école Taché.

Christian Palud, enseignant à l'école Taché

Photo : Radio-Canada

Christian Palud enseigne la 5e année à l'école Taché. Habituellement, sa classe compte 29 élèves. Ce matin, seul le tiers était présent.

S'il a connu des absences d'élèves par le passé, il dit que, cette fois, le scénario semble différent. « Ce sont trois journées consécutives. Des élèves qui sont présents une journée peuvent s'absenter la journée suivante », dit-il. Lui aussi note que lorsque les élèves absents reviendront, ils vont terminer les travaux.

Parents comme enseignants ne souhaitent qu'une chose : que cette vague de froid polaire finisse et que les choses reviennent à la normale.

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