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Réforme du mode de scrutin : début de la campagne référendaire à l'Î.-P.-É.

Une boîte de scrutin d'Élections Île-du-Prince-Édouard.
Une boîte de scrutin d'Élections Île-du-Prince-Édouard. Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault
François Pierre Dufault

Les électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard devraient être appelés aux urnes d'ici le 1er octobre pour choisir un gouvernement et un mode de scrutin, signale le commissaire pour le référendum sur la réforme du mode de scrutin.

Un référendum sur le maintien du mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour, ou son remplacement par un mode de scrutin proportionnel mixte, doit avoir lieu le même jour que les prochaines élections provinciales.

La loi référendaire adoptée par l'Assemblée législative en 2018 prévoit que la consultation doit avoir lieu dans un délai de huit mois suivant le déclenchement par le conseil des ministres de la campagne référendaire.

Décret par le conseil des ministres

Le conseil des ministres de l'Île-du-Prince-Édouard a décrété que la campagne référendaire sur le mode de scrutin commençait le 1er février, explique le commissaire Gerard Mitchell dans un communiqué, jeudi. Le référendum et les élections provinciales devraient donc avoir lieu au plus tard le 1er octobre.

Toutefois, dans les coulisses de l'Assemblée législative, des observateurs affirment que le premier ministre Wade MacLauchlan serait prêt à déclencher des élections avant le début de l'été.

Dès le début de ce processus en 2015, les objectifs importants ont été d'obtenir une forte participation des Insulaires en réponse à une question claire sur leur avenir électoral.

Wade MacLauchlan, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard

La question référendaire sera : Est-ce que l'Île-du-Prince-Édouard doit changer son mode de scrutin pour un mode de scrutin proportionnel mixte ? Les électeurs seront appelés à répondre oui ou non à cette question.

Avec le lancement de la campagne référendaire, les camps du oui et du non ont jusqu'au 11 février pour s'inscrire auprès du commissaire.

Pendant la campagne, le gouvernement a promis de mettre 75 000 $ à la disposition de chaque camp. Des individus pourront aussi faire campagne en marge des camps officiels, mais leurs dépenses seront limitées en vertu de la loi référendaire.

Les partis politiques et les groupes d'intérêt ne pourront pas s'immiscer dans le processus.

En tant que commissaire, le juge à la retraite Gerard Mitchell devra assurer de manière indépendante et non partisane la surveillance du processus démocratique, au même titre qu'un directeur général des élections.

Gerard Mitchell interviewé dans son bureauLe commissaire Gerard Mitchell. Photo : CBC / Preston Mulligan

D'ici la fin février, le commissaire doit tenir une quinzaine de rencontres d’information à travers la province pour informer les citoyens sur les deux options qui s’offrent à eux. Un service d'interprétation en français sera offert lors de la rencontre du 28 février dans la région Évanégline.

En 2016, une courte majorité d'électeurs a voté par plébiscite pour que l'Île-du-Prince-Édouard adopte un mode de scrutin proportionnel mixte. Mais jugeant le taux de participation trop faible, le premier ministre Wade MacLauchlan a promis de tenir un référendum avec une question claire sur la réforme du mode de scrutin en même temps que les prochaines élections provinciales.

Île-du-Prince-Édouard

Politique provinciale