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Les écoles franco-manitobaines préparent déjà leur prochaine rentrée

Des participants assis à leurs bureaux pendant une rencontre.

Les commissaires de la Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM) lors de la rencontre à Lorette le 30 janvier 2019.

Photo : Radio-Canada / Arnaud Decroix

Radio-Canada

La Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM) s'est réunie mercredi à Lorette pour faire le point sur les demandes d'inscription en cours et préparer des demandes de nouvelles salles portatives.

Pendant la rencontre, les commissaires, dont Sylvie Schmitt, assermentée depuis le 10 janvier, ont notamment fait part des besoins en infrastructures dans les différentes écoles francophones de la province.

Ainsi, sept demandes de nouvelles classes préfabriquées devraient être prochainement présentées à la Commission des finances des écoles publiques du Manitoba.

Les écoles concernées sont Saint-Joachim, à La Broquerie, Gabrielle-Roy, à Île-des-Chênes, Gilbert-Rosset, à Saint-Claude, La Voie du Nord, à Thompson, La Source, à Shilo, ainsi que Sainte-Agathe et l’école Taché à Winnipeg.

Des écoles en manque de salles de classe

Pour le président de la CSFM, Bernard Lesage, la demande d’une classe préfabriquée à l’école Taché, qui a pourtant bénéficié d’un agrandissement il y a peu de temps, témoigne de l’augmentation continue des effectifs.

Cette demande d’une nouvelle préfabriquée « vient confirmer justement qu’on a besoin d’autres écoles dans d’autres quartiers de la ville », soutient Bernard Lesage.

C’est important de s’assurer que la province comprend bien que, lorsqu’on fait des demandes de [classes préfabriquées], c’est aussi pour reconnaître le besoin de nouvelles écoles à Winnipeg.

Bernard Lesage, président de la Commission scolaire franco-manitobaine

À La Broquerie, l’école Saint-Joachim dispose déjà de dix salles de classe préfabriquées et en réclame une nouvelle pour la prochaine rentrée.

Bernard Lesage rappelle aussi que ces classes « ont été conçues pour un besoin ponctuel, mais lorsqu’une province ou un ministère voit que cette tendance se maintient d’année en année, ce n’est plus une tendance, c’est une réalité ».

Dans ce cas, il est alors nécessaire de « prendre la bonne décision, [à savoir] qu’un agrandissement est important », selon le président de la CSFM.

Ce manque de place a des conséquences sur le recrutement de nouveaux élèves.

Bernard Lesage souligne que, selon Statistiques Canada, « beaucoup d’ayants droit » habitent dans certains quartiers de Winnipeg, comme Transcona, dans le nord-est de la Ville, ou Sage Creek, dans le sud-est.

Pourtant, il est probable que certaines familles renoncent à recourir aux écoles francophones en raison de l’éloignement de celles-ci de leurs domiciles.

« À un moment donné, on doit reconnaître le besoin de certains quartiers », conclut Bernard Lesage, qui rappelle la nécessité d’une « équivalence en termes d’espaces pour ces élèves et d’écoles ».

Les inscriptions dans les écoles de la DSFM

À l’issue de la période d’inscriptions dans les écoles maternelles de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM), qui avait lieu du 21 au 25 janvier, 465 élèves ont été inscrits dans les classes de maternelle francophones pour la rentrée 2019.

Ce chiffre, qui représente 90 % des objectifs de la DSFM, devrait encore augmenter d’ici septembre, en raison des inscriptions tardives, pour atteindre 500 élèves en maternelle en septembre, selon le directeur général de la DSFM, Alain Laberge.

Un homme avec un noeud papillon et des lunettes rondes sourit.

Alain Laberge, directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM)

Photo : Radio-Canada / Arnaud Decroix

Au cours de la rencontre des commissaires, les demandes de certains élèves non-ayants droit ont également été ratifiés.

Selon Alain Laberge, la DSFM reçoit, chaque année, entre 70 et 75 demandes d’inscriptions de non-ayants droit. Parmi ces dernières, une quarantaine est finalement retenue par les comités d’admission.

Alain Laberge rappelle aussi que « les générations perdues sont considérées comme des ayants droit », tandis qu’un « immigrant francophone n’est pas un ayant droit » au sens de l’article 23 de la charte, ce qui peut entraîner son lot de frustrations.

Dans tous les cas, Alain Laberge souligne l’appui essentiel de l’école et de la famille dans la construction identitaire de l’élève et dans le soutien à la francisation.

Manitoba

Éducation