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Procès Oland : l’accusé avait un compte à sec et des dettes importantes envers la victime

Dennis Oland devant le palais de justice de Saint-Jean, le 8 janvier 2019.

Dennis Oland devant le palais de justice de Saint-Jean, où se déroule son deuxième procès pour le meurtre non prémédité de son père, Richard Oland.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les finances de Dennis Oland sont scrutées à la loupe, au 26e jour de son procès pour le meurtre de son père, le multimillionnaire Richard Oland. La Couronne tente de prouver que la situation financière difficile de l'accusé et sa dette importante envers son père pourraient avoir motivé le meurtre.

Grâce au témoignage de deux anciens employés de la Banque CIBC, qui ont géré les affaires de la famille Oland, la cour en a appris davantage sur la situation financière précaire de Dennis Oland.

La Couronne a démontré que l’accusé devait beaucoup d’argent à son père. En 2009, Dennis Oland a fait un prêt d’un demi-million de dollars auprès de Richard Oland. Dennis Oland envoyait un chèque de 1666,67 $ par mois à son père, pour rembourser les intérêts sur ce prêt.

Manque de fonds

Dans les années et les mois qui ont précédé le meurtre, la situation financière de l’accusé a semblé se détériorer.

Onze mois avant le meurtre, la Banque CIBC a accordé une marge de crédit garantie à Dennis Oland pour sa résidence, d'un montant de 75 000 $. Sept mois plus tard, l’accusé a augmenté sa marge de crédit de 88 000 $, pour atteindre 163 000 $. Ces prêts étaient comme une hypothèque sur sa résidence à Rothesay, évaluée à 650 000 $.

Quelques mois après l’obtention de cette nouvelle marge de crédit, au début de l’été 2011, un chèque de Dennis Oland libellé au nom de Richard Oland pour le remboursement des intérêts n'a pas été accepté en raison d'un manque de fonds dans le compte de l’accusé.

Le conseiller financier David Cosman, qui faisait surtout affaire avec Richard Oland, dit qu’il n’était pas au courant que Dennis Oland avait un prêt avec son père. Il affirme cependant que ce n’était pas de [ses] affaires et que cela n’aurait pas nécessairement influencé la décision de la banque de prêter plus d'argent à Dennis Oland.

La banque n’a d’ailleurs jamais refusé d’accorder des prêts et des marges de crédit à Dennis Oland, ce qui permet à la défense de laisser entendre que son client aurait pu aller chercher davantage d’argent s’il en avait eu besoin.

À l’ouverture du procès, la Couronne avait affirmé que les problèmes financiers de Dennis Oland pourraient être le mobile du meurtre.

Fortune, voyages et voiliers

Alors que Dennis Oland faisant face à des dettes croissantes, son père lui profitait de sa vie de multimillionnaire. Richard Oland voyageait autour du monde, mangeait dans de grands restaurants et achetait des voiliers ou en faisait construire à l'étranger.

Le contraste entre les situations financières du père et du fils a été présenté au travers du témoignage de l'associé de Richard Oland, Robert McFadden, qui a témoigné jeudi après-midi.

Robert McFadden et Richard Oland se sont rencontrés en 1980 lors de l'organisation des Jeux du Canada. Ils ont travaillé ensemble jusqu'à la mort de Richard Oland en 2011. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert McFadden et Richard Oland se sont rencontrés en 1980 lors de l'organisation des Jeux du Canada. Ils ont travaillé ensemble jusqu'à la mort de Richard Oland en 2011.

Photo : Radio-Canada

Robert McFadden était impliqué dans les finances de Dennis Oland, notamment en raison de son divorce. Il dit que Dennis Oland avait des problèmes d'argent et qu'il avait de la difficulté à payer son hypothèque.

Il savait que Dennis Oland avait un prêt auprès de son père, mais il n'était pas au courant qu'il avait également fait des prêts à la banque en 2010 et en 2011.

Robert McFadden a expliqué que les investissements de Richard Oland étaient évalués à plus de 36 millions de dollars au moment de sa mort, et que Richard Oland avait une assurance-vie d'une valeur de 8 millions de dollars.

Richard Oland, a été trouvé sans vie le matin du 7 juillet 2011 dans son bureau du centre-ville de Saint-Jean.

L'homme d'affaires de 69 ans, ancien dirigeant de la brasserie Moosehead, avait été battu à mort.

Son fils, Dennis Oland, a été inculpé de meurtre au deuxième degré en 2013.

Il a été condamné en 2015, mais le verdict du jury a été annulé en appel en 2016, et un nouveau procès a été ordonné.

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