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Le papillon monarque reprend des forces

Un papillon monarque se tient sur une feuille.
Un gros plan sur un papillon monarque. Photo: Darlene Burgess
Radio-Canada

La population de monarques aurait plus que doublé dans ses colonies hivernales. Cette augmentation vient à point, car on craignait pour la survie de l'espèce.

Un texte de Gabriel Laurin

La superficie des colonies hivernales de monarques a plus que doublé depuis décembre dernier, selon un rapport de la Comisión Nacional de Áreas Naturales Protegidas (Conanp) et de l’Alliance WWF-Fundación Telmex Telcel.

Les 14 colonies établies dans les forêts mexicaines cumulent plus de 6 hectares (0,06 km carré) comparativement à seulement 2,48 hectares de forêts un an plus tôt, c'est une augmentation de 144 %

En 2013, la surface occupée par les colonies des forêts mexicaines était encore plus faible; elle atteignait moins d’un hectare.

Des facteurs multiples

Au printemps 2018, une grande population de monarques a pondu ses oeufs au Texas, lors de sa migration vers le Nord. Les larves y auraient profité de conditions environnementales favorables pour grandir. Elles auraient migré à nouveau au Mexique pour les mois d’hiver.

À son tour, cette génération a connu des conditions climatiques favorables qui lui ont permis de repeupler tous les sites de reproduction de l’espèce en Amérique du Nord.

Jorge Rickards, DGl du Fonds mondial pour la nature (WWF) au Mexique

Cela fait d’ailleurs cinq ans que le Canada, le Mexique et les États-Unis se sont « unis pour maximiser les efforts de conservation » du papillon monarque, a rappelé Maxim Larrivée, chercheur à l’Insectarium de Montréal, en entrevue à l’émission Le 15-18 à ICI Première.

Ces efforts, notamment protéger des espaces forestiers où les papillons se reproduisent, de même qu’encourager les semences d’asclépiades qui leur servent de nourriture, « commencent à porter leurs fruits », selon lui.

Une protection nécessaire

D'ailleurs, la perte d’habitats est la première cause de la diminution des colonies de monarques.

Il y a une diminution évidente de sa zone de reproduction au Québec, au Canada et aux États-Unis.

Maxim Larrivée, chercheur à l’insectarium de Montréal

L’utilisation de pesticides ainsi que la déforestation illégale dans les zones de reproductions hivernales sont également à montrer du doigt, souligne Maxim Larrivée. Selon lui, la déforestation a heureusement baissé de 90 % dans les deux dernières années.

Même si les données sont encourageantes, Maxim Larrivée rappelle que la vigilance est de mise. Le papillon monarque reste une espèce en danger. Les événements météorologiques extrêmes plus fréquents, comme les ouragans, ont de graves impacts sur les populations de monarques, ajoute-t-il, surtout pendant la saison migratoire.

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