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Beauce : l'éducatrice coupable d'avoir maltraité un bébé fera appel

Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Photo : Facebook d'Élizabeth Pelletier-Boissonneault

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une éducatrice de la Beauce a été déclarée coupable jeudi matin de voies de fait avec lésions sur un bébé dont elle avait la garde en 2016. Son avocat a déjà indiqué qu'elle portera le verdict en appel.

Élizabeth Pelletier, 24 ans, a commis des gestes répréhensibles sur un bambin de 10 mois lorsqu’elle exploitait une garderie en milieu familial dans sa résidence de Sainte-Marie.

Les membres du jury ont toutefois déterminé qu’elle n’avait pas mis la vie du bambin en danger.

« C'est clairement l'aspect de mettre la vie en danger [pour lequel il n'y a] pas eu une preuve hors de tout doute raisonnable, selon les membres du jury. Ils ont néanmoins adhéré au reste de notre théorie », a affirmé Me Audrey Roy-Cloutier, de la Direction des poursuites criminelles et pénales.

L'enfant a été hospitalisé à deux reprises à l'automne 2016, une fois pour des vomissements et une autre fois à la suite d'une perte de conscience.

Traumatisme crânien

On reprochait à l'éducatrice de l'avoir secoué au point de lui causer un traumatisme crânien, qui a provoqué une hémorragie sur une surface importante de son cerveau.

Élizabeth Pelletier plaidait toutefois que les blessures de la victime résultent d’une chute accidentelle à la garderie.

Le bébé, qui a aujourd'hui 3 ans, n'aurait pas gardé de séquelles permanentes de ces voies de fait avec lésions. Les séquelles associées à ce type de blessures peuvent toutefois se manifester à l'âge scolaire.

Le jury composé de huit hommes et quatre femmes a rendu son verdict jeudi matin au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce après quatre jours de délibérations.

Les membres du jury pouvaient également choisir trois autres scénarios : non coupable, coupable de voies de fait graves ou coupable de voies de fait simples.

L'audience pour la détermination de la peine d'Élizabeth Pelletier aura lieu le 26 mars.

Famille de la victime soulagée

L'oncle de la petite victime explique que la famille est soulagée par le verdict. Ce procès a été une dure épreuve.

« C'était le verdict de culpabilité qui était le plus important. On aurait été déçus si c'était voies de fait simples », a-t-il réagi peu après le verdict.

Le résultat était clair, mais on peut comprendre que l'impact sur le danger de mort de l'enfant n'était pas clair tant que ça.

L'oncle de la victime

« L'accusation initiale de voies de fait graves est passible d'emprisonnement maximal de 14 ans alors que pour [celle de] voies de fait causant des lésions corporelles, c'est une peine maximale de 10 ans. C'est au niveau de la gravité objective que ça change quelque chose. Il en demeure pas moins que la gravité subjective demeure très importante selon nous », a ajouté Me Audrey Roy-Cloutier.

En appel

Toutefois, l'avocat d'Élizabeth Pelletier, Me Yves Savard, a déjà indiqué que sa cliente portera le verdict en appel.

L'avocat dit avoir la « conviction morale et ferme » que sa cliente est innocente.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

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