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Des étudiants étrangers forcés de fréquenter une soupe populaire

Trois étudiants posés devant leur repas dans une soupe populaire.
Vipindas Mohandas, Clint John et Gokul Krishna attablés à la soupe populaire Loaves and Fishes de Sydney, récemment. Photo: CBC/Holly Connors

L'Université du Cap-Breton a connu beaucoup de succès au cours de la dernière année pour attirer des étudiants étrangers. Mais ce succès a un prix : certains de ces étudiants manquent d'argent pour payer l'épicerie et fréquentent souvent la soupe populaire de Sydney.

La tendance a commencé l’automne dernier, explique Marco Amati, directeur général de Loaves and Fishes.

Nous en voyions plusieurs. Certains jours, une vingtaine, dit-il.

Marco Amati, directeur général de la soupe populaire Loaves and Fishes de Sydney, au Cap-Breton.Le directeur général de la soupe populaire, Marco Amati, est heureux d'accueillir les étudiants étrangers, parce qu'ils offrent souvent de faire du bénévolat et qu'ils travaillent fort. Photo : CBC/Holly Connors

En moyenne, la soupe populaire nourrit une dizaine d’étudiants étrangers par jour. Certains d'entre eux sont des mères, accompagnées de leurs enfants. Et ce ne sont pas toujours les mêmes personnes, selon M. Amati.

Les petits boulots sont rares

Clint John était attablé à la soupe populaire lundi avec deux amis, Vipindas Mohandas et Gokel Krishna. Tous trois sont arrivés d'Inde en janvier et ont tout de suite tenté de trouver un emploi à temps partiel pour étoffer leur petit budget. Sans succès.

J’ai déposé des demandes à quelques endroits, mais on ne m’a rien offert, affirme M. John. Je serais très heureux de trouver un emploi à temps partiel, même si le coût de la vie, à Sydney, est bas, comparativement à d’autres endroits. Le manque de petits boulots nous tire vers le bas, déplore-t-il.

En échange de leurs repas gratuits, certains de ces étudiants étrangers tiennent à donner un coup de main à la soupe populaire, ce qui ravit Marco Amati. C’est un plus pour nous lorsqu’ils offrent de faire du bénévolat. Ils sont très polis, très gentils. Et ils travaillent très fort!

Avec les renseignements de Holly Connors, CBC

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