•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le défi de déneiger la 175

L'entreprise Intercité est chargée du déneigement sur la route 175.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Radio-Canada

Accidents, carambolages, chaussée glissante : le déneigement dans la Réserve faunique des Laurentides est souvent soumis aux critiques. Une équipe de Radio-Canada a pu constater comment les activités se déroulent sur le terrain.

L'un des mandats de Karl Blanchette, chef aux opérations au ministère des Transports du Québec (MTQ), est le déneigement à partir de Saguenay jusqu’au kilomètre 144, tout juste avant l'Étape.

Il raconte que la météo est surveillée de près, particulièrement lorsque des précipitations de neige sont prévues. Chaque véhicule en service fait aussi l’objet d’une veille en temps réel.

« On vérifie souvent le mouvement satellitaire pour voir où les précipitations sont rendues et pour regarder celles qui viennent. Les entrepreneurs et nos camions, c'est pris par données GPS. On peut faire des recherches sur d'anciennes dates et en temps réel », explique Karl Blanchette.

Le climat variable dans le « Parc » représente le principal défi en matière de déneigement.

Intercité à l’œuvre

Sept véhicules de l’entreprise Intercité sont à pied d’œuvre 24 heures sur 24 pour améliorer les conditions routières sur la route 175.

De nombreux usagers croient, à tort, que le déneigement se fait de façon prioritaire pour la voie de droite. Il s’agit d’une idée préconçue qui ne reflète pas la réalité, insiste Karl Blanchette.

« Les deux voies sont simultanément dégagées, même qu’on met plus d’abrasifs et de sel sur la voie de gauche. Mais étant donné qu'il y a plus de trafic sur la droite, les gens vont voir du noir, ce qui va concentrer le trafic à cet endroit. Pour que le sel fasse son effet, on a besoin du trafic », poursuit le chef aux opérations.

Homme conduisant une voiture sur la route.

Le chef aux opérations du MTQ, Karl Blanchette.

Photo : Radio-Canada

Les équipes de déneigement sortent habituellement en tandem et se fient aux prévisions météorologiques. Dès les premiers flocons, les véhicules prennent la route.

Les déneigeurs s'adaptent à la température du sol pour utiliser du sel ou un mélange de sel et de sable quand il fait plus froid.

« Le sel n'est pas un remède miracle, il faut qu'il soit placé au bon temps et dans les bonnes conditions », signale Karl Blanchette.

Les conditions variables ont un impact sur le déneigement. Les automobilistes doivent donc adapter leur conduite et demeurer visibles.

« Si la visibilité est moins bonne, il faut baisser la vitesse. Si la chaussée est enneigée, il faut aussi baisser sa vitesse. Puis, au lieu de prendre deux heures pour traverser le Parc, il faut penser à le faire en 2 h 30 ou 2 h 45 », suggère-t-il.

La Réserve faunique des Laurentides est l'un des secteurs au Québec qui nécessite un mandat prolongé en matière de déneigement. Il est en vigueur d’octobre à la fin mai.

D'après le reportage de Flavie Villeneuve

Saguenay–Lac-St-Jean

Réseau routier