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Le débat autour de Vision zéro ne s'essouffle pas

Une carte du centre-ville de Trois-Rivières dont certaines rues ont été colorées en orange.

Une carte de Trois-Rivières identifiant les rues qui pourraient être touchées par une baisse de limite de vitesse a été publiée sur le web.

Photo : Radio-Canada

Marie-Pier Bouchard

À quelques jours des consultations publiques sur Vision zéro à Trois-Rivières, le débat continue de prendre de l'ampleur sur les médias sociaux. La Ville admet qu'elle surveille la situation de près, mais se dit certaine que tout se passera bien.

Mercredi, une carte de la Ville de Trois-Rivières identifiant les rues qui pourraient potentiellement être touchées par la baisse de limite de vitesse à 40 km/h a refait surface sur la page Facebook Trifluviens contre Vision zéro et a fait réagir plusieurs personnes.

À la Ville de Trois-Rivières, la coordonnatrice aux communications Cynthia Simard souligne que cette carte, préparée en novembre dernier, n’a rien d’officiel et qu’il s’agit plutôt d’un outil de travail.

Cette carte vise à distinguer les rues locales et collectrices, donc de préciser lesquelles pourraient être touchées par un changement de vitesse.

Cynthia Simard, coordonnatrice aux communications, Ville de Trois-Rivières

Elle rappelle également que la diminution de la limite de vitesse dans les rues locales est l'une des nombreuses mesures envisagées dans le cadre de Vision zéro, mais que rien n’a encore été adopté en ce sens.

Elle invite les citoyens qui souhaitent se faire entendre à participer aux consultations publiques qui auront lieu les 16 et 23 février.

« On fait ce qu’on peut »

En raffermissant leur position contre Vision Zéro, les instigateurs de ce mouvement citoyen se défendent bien d’avoir mis de l’huile sur le feu.

Joint au téléphone, un des porte-paroles, Stéphane Guay, est d’avis que la perception envers les différents échanges qui se sont tenus sur la page Facebook du mouvement est démesurée alors que le groupe existe depuis trois mois.

On a mis en ligne une Netiquette. On fait ce qu’on peut, on fait notre possible pour s’assurer que les échanges se déroulent dans le respect.

Stéphane Guay

Il faut dire que l’attention est davantage tournée vers leur page Facebook depuis quelques jours. En début de semaine, les instigateurs ont changé le nom de leur page Facebook Trifluviens contre le 40 km/h et pour une consultation publique Vision zéro pour Trifluviens contre Vision zéro.

Les trois personnes dans une rue de Trois-Rivières l'hiverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De gauche à droite : Valérie Ratelle-Gauthier, Dave Angers et Stéphane Guay, les porte-parole du mouvement Trifluviens contre Vision zéro.

Photo : Radio-Canada

De leur propre aveu, les porte-paroles souhaitaient donner un nouveau souffle à leur mouvement et ramener le sujet sur la place publique. Stéphane Guay et les deux autres porte-paroles, Dave Angers et Valérie Ratelle Gauthier, ont du même coup invité les citoyens à porter le triangle jaune en guise de protestation.

En quelques jours seulement, leur groupe Facebook Trifluviens contre Vision zéro a gagné près 200 abonnés et les échanges enflammés se multiplient sur la page. Stéphane Guay dit toujours souhaiter que le groupe Facebook demeure un lieu d’échange et de débat respectueux.

Priorité aux consultations

La Ville de Trois-Rivières admet qu’elle surveille de près les débats au sujet de Vision zéro sur les médias sociaux en vue des consultations publiques. Bien que le sujet soit sensible, la Ville s’attend à ce que les participants agissent avec respect, ouverture et civisme.

Il y aura des règles à suivre, c'est clair, pour écouter tout le monde. Des mesures seront prises pour s'assurer que l'atmosphère soit propice aux dialogues pour maintenir l'ordre, explique Cynthia Simard.

La Ville ne ferme pas la porte à faire appel à des agents de sécurité au besoin, mais la Ville se dit assurée que tout se passera bien.

Cynthia Simard rappelle qu’il y a deux volets aux consultations publiques : des kiosques d’information pour tous les visiteurs et des tables rondes animées par des experts. Pour les tables rondes, les gens doivent s’inscrire afin que la Ville puisse se préparer à accueillir les citoyens adéquatement.

Mauricie et Centre du Québec

Politique municipale