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Crabe des neiges : une très bonne saison à l’horizon dans le sud du golfe

Crabes au marché

Crabes au marché

Photo : Radio-Canada / Pascale Lacombe

Joane Bérubé
Maude Rivard

Selon les scientifiques de Pêches et Océans Canada, le crabe des neiges se porte bien dans le sud du golfe et les pêcheurs peuvent espérer des quotas supérieurs à ceux de l'an dernier.

La dernière évaluation scientifique du crabe des neiges dans le sud du golfe du Saint-Laurent fait état d’une biomasse de 80 746 tonnes de crabes des neiges dans le sud du golfe.

Cette évaluation, réalisée à partir de prélèvements effectués à l’été 2018, démontre une augmentation de 22,8 % sur l'estimation de 2017.

Il s’agit de la quatrième évaluation en importance depuis que le Ministère procède à l'estimation des cohortes de crabes des neiges. Les données de 2016 qui ont préfiguré la saison exceptionnelle de 2017 évaluaient, à titre d’exemple, la biomasse à 99 000 tonnes.

Un crabier au quai de RimouskiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un crabier au quai de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Les propositions quant aux quotas de pêche de la prochaine saison seront discutées au comité consultatif sur le crabe des neiges de la zone 12 qui se tiendra le 27 et 28 février à Moncton.

Dans une approche de précaution, le taux d’exploitation pourrait être de 40,9 %.

Si tel était le cas, la saison 2019 pourrait être juste un peu en deçà de celle de 2017, pendant laquelle des quotas de 39 531,64 tonnes avaient été attribués aux flottilles de la zone 12. En comparaison, l’an dernier, les pêcheurs s’étaient partagé 20 722,93 tonnes de crabes des neiges.

Par contre d’autres facteurs peuvent entrer en jeu, prévient la biologiste Amélie Rondeau. Elle rappelle qu’il revient au ministre des Pêches de déterminer les quotas à la suite des recommandations du conseil consultatif.

Cette embellie n’est pas vraiment d’une surprise, selon elle, puisque les derniers indicateurs de recrutement - soit l’évaluation des jeunes cohortes de crabes des neiges - étaient plutôt élevés.

C’est le cas des crabes des neiges qui sont sur le point d’atteindre la taille minimale de pêche comme de ceux qui seront de la bonne taille dans quatre ou cinq ans. On semble être sur une tendance positive , commente Amélie Rondeau.

Facteurs à surveiller

Cette dernière ajoute cependant que les scientifiques ne sont pas en mesure de vérifier l’impact de certains phénomènes naturels sur leurs prévisions.

C’est le cas entre autres de la température de l’eau, un facteur auquel le crabe des neiges est très sensible. Le crustacé préfère des eaux de -1 degré à 5 degrés Celcius.

On fait un suivi de la température au fond de l’eau pour être certain de déceler une contraction ou une expansion de l’habitat du crabe des neiges, explique la scientifique. Amélie Rondeau précise que certains endroits sont suivis avec attention. Mais, conclut-elle, on n’est pas à un stade où il y aurait des inquiétudes majeures quant à la disponibilité de l’habitat.

Malgré ces bonnes nouvelles, la donnée inconnue des pêcheurs de la zone 12 reste les mesures de protection de la baleine noire.

L’an dernier, les pêcheurs ont vu leur saison perturbée par la présence de baleines noires dans leur zone de pêche. Les mesures qui s’appliqueront en 2019 devraient être dévoilées avant le début de la saison, en avril, par le ministre des Pêches, Jonathan Wilkinson.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches