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Des loups ontariens déménagent

Deux loups se cajolent en forêt

Les loups de l'île Michipicoten ont pratiquement épuisé leur source de nourriture.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des loups seront capturés sur l'île Michipicoten, située sur le lac Supérieur et où ils n'ont pas suffisamment de nourriture. Ils seront ensuite transportés vers l'Isle Royale, dans la partie américaine du même lac, pour tenter à la fois de sauver une autre meute et de contrôler la population d'orignaux.

Le déménagement devait avoir lieu au début du mois, mais a été retardé en raison de la paralysie partielle du gouvernement fédéral américain.

La tentative de capture de deux loups a échoué mercredi, raconte Aaron Burnstead, le directeur du développement économique de la Première Nation de Michipicoten.

Un nouvel essai sera effectué jeudi.

Jusqu’à six loups seront envoyés à l’Isle Royale.

Une carte situant le Parc national de l'isle Royale

L'Isle Royale, qui se trouve dans le lac Supérieur, fait partie de l'État américain du Michigan et se trouve près de la ville ontarienne de Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Cam Gauthier

Manque de nourriture

Au cours des dernières années, les loups ont presque exterminé tous les caribous de l’île Michipicoten, qui étaient près de 700 en 2013.

Les quatre premiers loups s’étaient rendus sur l’île en empruntant un pont de glace. Ils seraient aujourd’hui plus d’une douzaine.

Des hélicoptères ont été utilisés en 2018 pour déplacer neuf caribous vers l'île Slate, puis six autres vers l’île Caribou, afin d'éviter l’extermination du troupeau.

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario a transporté par hélicoptère samedi 4 caribous vers Slates Islands.

Un caribou de l'île Michipicoten vient d'être héliporté à Slate Islands dans l'espoir de le sauver de la menace des loups.

Photo : ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario

Cependant, en raison de la perte de leur source de nourriture, ce sont maintenant les loups qui sont en danger.

Nous devons sortir ces loups de l’île, sinon ils vont mourir, a déclaré Aaron Burnstead, directeur du développement économique et du territoire de la Première Nation de Michipicoten.

Selon M. Burnstead, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts n’a pas de plan pour les loups qui ne seront pas déplacés vers les États-Unis.

Situation inverse du côté des États-Unis

Des chercheurs américains espèrent que l’ajout de loups sur l'Isle Royale permettra de contrer la surabondance d’originaux, qui menace la forêt de sapins baumiers.

La population actuelle de loups sur l’Isle Royale est en déclin : il n’en reste que deux, ce qui n’est pas suffisant pour contrôler la population d’orignaux, rapporte le chercheur américain Rolf Peterson.

Un homme en chemise carrelée debout contre un arbre

Le professeur Rolf Peterson de la Michigan Technological University prend part à l'étude sur la faune de l'lsle Royale depuis plus de 40 ans.

Photo : Michigan Technological University

Les grands loups canadiens sont incroyablement importants, explique le chercheur. Ils pourraient sauver la meute [américaine] et les sapins baumiers sur l’île.

L’arrivée d’un seul loup canadien il y a 22 ans, qui s’était reproduit avec les meutes locales, avait permis une réduction significative du nombre d’orignaux et la régénération de la forêt.

Ce loup aurait cependant connu tellement de succès que cela a créé des problèmes de consanguinité, ce qui a mené à leur quasi-disparition de l’île.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nord de l'Ontario

Faune et flore