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L'UQTR formera des biochimistes spécialistes du cannabis

Une main tient une feuille de marijuana dans une serre où poussent des plants de cannabis.

Du cannabis dans une serre.

Photo : iStock / OpenRangeStock

Dès septembre prochain, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) offrira une formation en biochimie sur le cannabis et autres drogues. Un tel programme de formation est encore inédit au Québec.

Il s'agira d'un nouveau profil de formation de 18 crédits auquel pourront s'inscrire les étudiants au programme de baccalauréat en biochimie et en biotechnologie.

Selon le professeur du Département de chimie, biochimie et physique, Hugo Germain, la demande provient de l’industrie naissante de la marijuana. Les entreprises qui fournissent des produits à la Société québécoise du cannabis (SQDC) recherchent activement de la main-d'oeuvre qualifiée.

Il y a plusieurs de ces entreprises-là qui sont établies en Mauricie ou qui vont s’établir en Mauricie. Elles ont rapidement pris conscience qu’il n’y avait pas de main-d’oeuvre formée dans ce domaine-là puisqu’il s’agit d’une nouvelle économie, indique-t-il.

Deux entreprises de production de cannabis qui doivent s'implanter bientôt dans la région sont notamment à la recherche de main-d'oeuvre. Hugo Germain précise que les étudiants recevront une formation de biochimiste, et non de spécialistes de la culture du cannabis.

Ce qui va être payant pour l’entreprise à long terme, ce n’est pas tant la vente de la fleur de cannabis, c’est plutôt d’autres produits qui sont aussi disponibles à la SQDC qui sont les produits dérivés.

Une fois sur le marché du travail, ces futurs professionnels pourraient notamment travailler à l’extraction d’ingrédients actifs dans la plante qui pourraient ensuite être utilisés dans des produits médicaux. Outre la fleur de cannabis séchée, la SQDC vend présentement des pilules, des atomiseurs oraux ou encore de l’huile.

Ces huiles sont vendues selon leur teneur en THC ou en CBD, mais il y a énormément d’autres cannabinoïdes qui pourraient être d’intérêt à l’intérieur des plantes et qui pourraient avoir une valeur commerciale encore plus importante que les deux que l’on connaît présentement, explique le professeur.

Les cours seront offerts dès la rentrée 2019. En raison de la taille des laboratoires disponibles à l’UQTR, le programme pourra accueillir un maximum de 32 étudiants par année.

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