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Taxi Coop vend quatre terrains pour renflouer ses coffres

Un taxi de Coop Québec stationné à la Place d'Youville.

Taxi Coop de Québec vit de graves difficultés financières.

Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Carl Marchand
Alain Rochefort

Les membres de Taxi Coop Québec ont décidé, mercredi soir, de vendre quatre terrains pour tenter de renflouer les coffres de la coopérative qui vit de graves difficultés financières.



À l'issue d'une assemblée extraordinaire, les membres ont choisi le scénario de la vente d'actifs, mais chaque membre devra en plus verser une contribution supplémentaire de 500 dollars.

Les terrains qui seront vendus servaient autrefois de lieu d'attente pour les chauffeurs.

« À l’époque, les travailleurs s’y réunissaient pour jouer aux cartes, près du téléphone, en attendant qu’il sonne. Ces terrains avaient été conservés pour leurs gains significatifs de valeur, il était maintenant temps de s’en départir et d’encaisser les gains », explique Martin Noël, directeur général de la coopérative.

Le siège social de Taxi Coop n'est toutefois pas concerné par ces ventes de terrains.

Les terrains qui seront vendus n’auront aucun impact sur les opérations de la coopérative.

Martin Noël, directeur général de Taxi Coop Québec

Graves difficultés financières

Il est de plus en plus difficile d'obtenir un taxi à Québec et Taxi Coop qui regroupe 326 détenteurs de permis de taxi dans la capitale vit de graves difficultés financières.

Pas question pour l'instant d'une fin des activités à l'image de Téo Taxi à Montréal.

N'empêche, l'entreprise fondée il y a 75 ans en arrache depuis l'arrivée de la multinationale Uber sur le marché québécois. Il lui a fallu notamment débourser 500 000 dollars pour la création d'une application mobile.

« Avec la rentrée d'Uber, ç'a demandé beaucoup d'Investissements, mais à un moment donné on n'a pas le choix de regarder en avant », confie Mounaim Benbady, un chauffeur.

Difficile d'avoir un taxi, même au Hilton!

Difficultés de recrutement

Le directeur général de la coop préfère pour sa part ne pas parler des difficultés de l'entreprise sur la place publique. Mais l'incertitude rend le recrutement difficile, admet Martin Noël.

« On espère que le législateur va amener des conditions de marché d'un marché concurrentiel, qui vont faire en sorte que les gens vont avoir envie de se joindre à l'Industrie du taxi traditionnel », plaide M. Noël.

En ce moment, il y a beaucoup d'incertitudes et le gouvernement ne s'est toujours pas positionné et nos problèmes de main-d'oeuvre sont aussi reliés à ça.

Martin Noël, directeur général de Taxi Coop

Si vous avez eu de la difficulté à obtenir une voiture au cours des derniers mois, vous n'êtes pas seuls. De plus en plus de clients se plaignent des délais.

« Les clients, c'est sûr qu'après 15 minutes, se faire dire trois fois que ça s'en vient, ils vont l'accepter, mais quand ça fait une demi-heure, ils sont mécontents », se désole Greg Castillon de l'hôtel Hilton Québec.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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