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Deux organismes français de recherche scientifique auront un pied-à-terre à l'Université d'Ottawa

Jacques Frémont en entrevue dans une salle de réunion.

Le recteur de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont (archives).

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Agnès Chapsal

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) — le plus grand organisme public français de recherche scientifique — et l'Université de Lyon ont maintenant un pied-à-terre à l'Université d'Ottawa. Cette « antenne » a pour but de renforcer les partenariats et la mobilité étudiante entre le Canada et la France.

C'est une première internationale, a expliqué le recteur et vice-chancelier de l'Université d'Ottawa, Jacques Frémont, en entrevue téléphonique à Radio-Canada.

Pour moi, à l'heure où les frontières ont tendance à se fermer, où les gouvernements souvent résistent à cette globalisation, c'est un vote de confiance des Français, des Canadiens, de l'Université d'Ottawa qu'il faut que les universités restent résolument ouvertes, a-t-il ajouté.

Outre la recherche et l'enseignement, cette antenne devrait favoriser une plus grande mobilité étudiante. En 2015-2016, il y avait 18 177 étudiants français dans les classes des collèges et des universités canadiens. En revanche, les étudiants canadiens sont bien moins nombreux à se rendre en France pour poursuivre leurs études.

Il y a déjà pas mal d'étudiants français qui viennent au Canada. Il va falloir qu'il y ait des étudiants canadiens et de l'Université d'Ottawa qui aillent en France. Il y en a beaucoup moins, a souligné M. Frémont. Éventuellement, on va vouloir aussi avoir des programmes conjoints, des cours conjoints.

Le Canada plus attrayant que son voisin du sud?

Devant l’incertitude liée à la politique étrangère du président américain Donald Trump, plusieurs étudiants étrangers choisissent le Canada plutôt que son voisin du sud.

Les universités françaises, en général, considèrent que le Canada est un partenaire privilégié de la recherche à l'heure où les États-Unis et la Chine posent les défis que l'on connaît, a précisé M. Frémont.

Lancée dans le cadre d'un projet pilote de deux ans, l'antenne conjointe CNRS-Université de Lyon couvrira tous les domaines de la recherche universitaire.

Sa première demi-année d'existence sera consacrée à l'exploration, il pourrait y avoir de la mobilité de personnel de l'Université, a détaillé le recteur Frémont. On se donne les six premiers mois pour faire le design du plan de match.

Le chercheur en géophysique au CNRS Jan Matas sera le représentant de la nouvelle antenne. Il aura pour mission de développer la coopération stratégique, institutionnelle et scientifique.

L'Université d'Ottawa, le CNRS et l'Université de Lyon financent conjointement ce projet, dont le budget n'a pas été dévoilé.

Ottawa-Gatineau

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