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Québec solidaire met le gouvernement Legault au défi d'adopter trois de ses idées environnementales

Manon Massé en point de presse, avec en arrière-plan les députés Catherine Dorion et Émilise Lessard-Therrien, entre autres, et Gabriel Nadeau-Dubois à ses côtés.

Manon Massé a tenu un point de presse après la réunion du caucus de Québec solidaire.

Photo : Radio-Canada

Québec solidaire (QS) demande au gouvernement caquiste de François Legault d'adopter trois « micromesures » issues de son plan de transition en environnement afin de démontrer sa bonne foi en la matière.

« M. Legault a admis que QS avait de bonnes idées en matière de lutte aux changements climatiques durant ses entrevues de fin d’année », a expliqué la co-porte-parole du parti de gauche, Manon Massé, en marge du caucus présessionnel de Québec solidaire, mercredi, à l’Assemblée nationale.

« On a donc, en caucus, travaillé à faire une sélection [pour] faire trois propositions qu’on sait que le gouvernement Legault peut prendre, parce que ça ne coûte pas cher, ou ça ne coûte rien carrément, et parce que ça ne met pas de pression, de son point de vue, sur l’industrie ou quoi que ce soit », a précisé Mme Massé.

Québec solidaire propose ainsi que le gouvernement :

Il s’agit là de mesures « très simples », « de gros bon sens », bien qu’elles ne permettront certainement pas d’atteindre les objectifs édictés récemment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), a convenu la cheffe du troisième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale.

« On n’est pas dans les grands coups, et on pense que M. Legault peut tout à fait se retrouver dans ces mesures, a soutenu Mme Massé. Il me semble, M. Legault, que ce n’est pas trop compliqué ces trois choses-là. »

Selon elle, le gouvernement Legault devra trancher dans les prochains mois entre deux visions économiques : l'une, héritée du 20e siècle, où la consommation d'hydrocarbures ne suscitait guère de préoccupations. L'autre, adaptée au 21e siècle, qui nécessite une transition énergétique.

Le gouvernement ne doit pas « s'enfoncer dans de faux débats », dit Nadeau-Dubois

Le leader parlementaire du troisième groupe d'opposition, Gabriel Nadeau-Dubois, a également fait valoir que le gouvernement caquiste devra choisir entre différents moyens d'investir les surplus budgétaires hérités du gouvernement Couillard, au prix d'une rigueur budgétaire vivement critiquée.

Il peut « continuer l'austérité libérale ou enfin prendre soin des gens et des services publics », a illustré l'autre co-porte-parole de QS, en invitant le gouvernement à rebâtir les écoles, offrir du répit à des infirmières à bout de souffle ou à soulager le fardeau tarifaire des citoyens.

M. Nadeau-Dubois a invité le gouvernement à ne pas « s'enfoncer dans de faux débats », par exemple en s'entêtant à mettre en place des maternelles pour les enfants de quatre ans « dont personne ne veut » ou encore à « compter le nombre de voiles » portés par des enseignantes du primaire et du secondaire.

Interrogée sur la volonté de la CAQ d'interdire le port de signes religieux chez certains employés de l'État dès ce printemps, Manon Massé a rappelé que l'aile parlementaire de QS continue de défendre l'idée que le gouvernement devrait s'en tenir au consensus de la commission Bouchard-Taylor, et ne l'appliquer que pour les employés en position de coercition (juges, policiers, procureurs, gardiens de prison).

Québec solidaire est contre l'idée d'étendre cette interdiction aux enseignantes du primaire et du secondaire, a-t-elle rappelé. Elle a indiqué que l'adoption d'une clause grand-père pour protéger les droits acquis de ces travailleuses ne serait qu'un pis-aller; il conviendrait surtout, selon elle, que ces enseignantes ne soient pas visées par la future loi.

Mme Massé n'a pas caché que des membres de Québec solidaire ont des opinions différentes sur l'épineuse question du port de signes religieux, et a rappelé que le Conseil national du parti, qui aura lieu en mars, permettra de débattre de la question.

« Quand les membres de Québec solidaire ont soulevé cet intérêt de vouloir rediscuter, on a essayé de se donner des séquences démocratiques pour nous permettre de le faire adéquatement », a-t-elle expliqué. « Et on pense que ça va bien concorder avec la réalité législative. »

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