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L'Université de l'Alberta regrette d'avoir expulsé un étudiant suicidaire de sa résidence

Le panneau extérieur de l'université, à l'entrée du campus.
Depuis 2017, cinq étudiants de l'Université de l'Alberta se sont enlevé la vie. Photo: Radio-Canada / Samuel Danzon-Chambaud
Katrine Deniset

À l'occasion de la Journée Bell cause pour la cause, les universités canadiennes alimentent leurs réseaux sociaux avec des messages favorisant la promotion positive des questions liées à la santé mentale. Sur les pages officielles de l'Université de l'Alberta, par contre, on retrouve une lettre d'excuses après l'éviction d'un étudiant suicidaire.

À l'automne 2016, l'étudiant d'à peine 18 ans a reçu une lettre lui ordonnant de quitter sur-le-champ sa résidence universitaire, soulignant que l'automutilation « n'a pas sa place dans un milieu scolaire ».

Avant sa déclaration publiée en ligne mardi, l'Université refusait de commenter le cas spécifique de l'étudiant. Dans cette déclaration qui suscite des réactions mitigées, l'Université le répète : « L'automutilation n'est pas, et n'a jamais été, une raison pour expulser une personne de sa résidence. »

Ceci n'aurait pas dû se produire et nous tenons à nous excuser publiquement auprès de l'étudiant en question.

Extrait de la déclaration de l'Université de l'Alberta

L'Université écrit que le doyen aux affaires étudiantes, André Costopoulos, a été mis au courant de la lettre d'éviction le 1er novembre 2016, quatre jours après sa rédaction. La décision a « aussitôt été infirmée », écrit l'Université, qui dit qu'elle a ensuite « tenté de contacter l'étudiant pour lui offrir d'autres soutiens ».

Radio-Canada a obtenu une copie d'un courriel de suivi destiné à l'étudiant, daté du 8 novembre 2016 et signé par un membre du personnel du Service des résidences universitaires.

Courriel de suivi de l'Université :

Bonjour,

J'espère que votre journée se passe bien. J'aimerais discuter avec vous d'une décision que j'ai prise en octobre. Rappelez-moi pour que l'on puisse parler de possibilités futures.

L'étudiant a bien reçu le courriel de l'Université, mais après avoir fait ses valises et passé déjà plusieurs nuits dans une auberge. « Le mal était fait », dit-il.

Alberta

Santé mentale