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Jeux de la Francophonie : Sherbrooke « n'a aucun intérêt » à reprendre le flambeau

Francine Landry tient un grand drapeau à l'effigie des Jeux de la Francophonie, entourée de dignitaires ivoiriens.

L'ancienne ministre responsable de la Francophonie, Francine Landry, entourée des dirigeants ivoiriens lors de la cérémonie de clôture des Jeux de la Francophonie à Abidjan.

Photo : Radio-Canada / Organisation internationale de la Francophonie

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke n'a « aucun intérêt » à tenir les Jeux de la Francophonie de 2021 après le désistement du Nouveau-Brunswick. Selon le gouvernement provincial, aucune ville québécoise n'a encore levé la main pour reprendre le flambeau.

En 2016, Sherbrooke avait présenté sa candidature pour les obtenir.

Du côté du Québec, on n’a pas de scénario pour aucune ville, lance d'emblée la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault. Sherbrooke avait levé la main en 2015, on les avait fortement appuyés. Mon cabinet a parlé au maire de Sherbrooke, il n'a aucun d'intérêt à reprendre les Jeux de la Francophonie.

C'est principalement une question financière, ajoute-t-elle.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, est catégorique : J’ai eu des téléphones, mais [personne] n'est prêt à assumer les pertes, alors le dossier est réglé.

Pour lui, il est hors de question que les citoyens de Sherbrooke assument d'éventuelles pertes. Faut comprendre qu’on n’ira pas de l’avant. On n’a rien budgeté concernant les frais à venir, insiste-t-il, avant d'ajouter : Je ne vois pas pourquoi on reprendrait [les Jeux]. 

Explosion des coûts

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a expliqué sa décision de renoncer aux Jeux par l'explosion des coûts de l'organisation de ces jeux et le manque d'appui financier du gouvernement fédéral.

Les villes de Moncton et de Dieppe devaient accueillir les Jeux de la Francophonie dans deux ans. Le budget de leur organisation, fixé à 17 millions en 2015, était passé à 130 millions de dollars avant d'être révisé à 62 millions.

« Québec serait allé au bout de l'exercice »

L'ancienne ministre de la Francophonie sous le gouvernement libéral du Québec, Christine St-Pierre, avait mené la délégation de Sherbrooke dans la présentation de sa candidature.

Elle souligne que le dossier présenté était très étoffé et solide. Le budget s'élevait à 52 millions de dollars, dont 17 millions de dollars du gouvernement fédéral et 17 millions de dollars de Québec.

Aujourd'hui, quand on regarde le résultat, je pense que le Québec serait allé au bout de l'exercice. On avait de bons arguments, la capacité de bien organiser ces jeux, une bonne équipe et un bon dossier. C'est vraiment dommage. On se retrouve devant une situation où les francophones sont perdants, encore une fois, ajoute Mme St-Pierre.

La ministre déléguée à l'Éducation et députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, ne commentera pas le dossier.

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