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Harcèlement envers Kevin Parent : l’accusée ne témoignera pas

Renée Toupin qui marche à droitet et Kevin Parent avec une feuille dans les mains au palais de justice.

Renée Toupin (à gauche) est accusée de harcèlement criminel envers Kevin Parent (à droite). Ils étaient au palais de justice de Trois-Rivières, lundi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Kevin Parent a été si chamboulé par l'irruption de Renée Toupin dans sa loge à Joliette qu'il ne voulait plus faire son spectacle. C'est ce que révèle l'un des témoignages entendus au deuxième jour du procès de la Trifluvienne accusée de harcèlement criminel envers le chanteur gaspésien.

L’ancienne directrice du loisir et de la culture de la Ville de Joliette a témoigné mercredi matin, au palais de justice de Trois-Rivières. Elle a raconté au tribunal comment Renée Toupin s’est introduite dans la loge de l’artiste.

Elle a indiqué que Renée Toupin a demandé à Kevin Parent de lui parler. Elle s’adressait à lui de façon agressive, selon elle, et le chanteur demandait à la dame de partir.

Toujours selon ce témoin, le chanteur gaspésien était chamboulé, les larmes aux yeux et ne voulait plus monter sur scène. Il a finalement donné son spectacle, mais a refusé de faire une séance d’autographes, par crainte de revoir Renée Toupin.

L’ancienne directrice a déclaré avoir elle-même eu peur de la dame, au moment de s’interposer entre les deux.

Une sergente de la Sûreté du Québec (SQ) qui s’est rendue sur place à Joliette a aussi donné sa version des faits, mercredi.

En fin d'avant-midi, la défense a fait savoir que Renée Toupin n’allait pas témoigner.

La quinquagénaire est accusée de harcèlement sur l’auteur-compositeur-interprète Kevin Parent lors de quatre événements qui se sont produits entre 2015 et 2017 à Val-Bélair, Carleton-sur-Mer, Shawinigan et Joliette.

Lors des plaidoiries, la poursuite a fait valoir la crédibilité de la victime, que les faits racontés sont corroborés par des témoins, l’insistance de l’accusée, la répétition des épisodes de harcèlement et que ceux-ci ont dorénavant comme effet que la simple présence de l’accusée dans l’entourage de Kevin Parent lui crée de l’anxiété et nuit à ses activités professionnelles.

De son côté, l'avocat de la défense a fait valoir que les réactions du Gaspésien étaient démesurées par rapport à l’attitude souvent passive de l’accusée. Le statut de vedette vient avec des côtés positifs et négatifs, selon lui. Toujours selon la défense, jamais l’artiste n’avait à craindre pour sa sécurité. Ainsi, les actes reprochés à Renée Toupin ne correspondraient pas à la définition de harcèlement au sens du droit.

Kevin Parent avec sa guitare et des enfants derrièreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En février 2017, Kevin Parent a accompagné les élèves de l'école Les Maestro lors d'un concert dans une église du secteur Lac-à-la-Tortue, à Shawinigan.

Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé

Kevin Parent a témoigné lundi de la difficulté qu’il avait à vivre avec la présence de la dame dans sa vie, ce qui dure depuis maintenant 15 ans.

En 2004, Renée Toupin s'était introduite dans la chambre à coucher de Kevin Parent, au milieu de la nuit, alors qu’il y était nu, pour lui faire une déclaration d'amour. Ce crime lui avait valu une peine de prison. Elle avait tout de même récidivé en 2007.

Lors de son passage au palais de justice de Trois-Rivières, Kevin Parent a raconté à la juge à quel point il est troublé par ces événements. Il affirme que ses activités professionnelles en souffrent énormément. Les larmes aux yeux, il a aussi déclaré que tout cela a contribué à le mener à une rupture amoureuse.

La juge Guylaine Tremblay doit rendre son verdict le 27 mars.

D'après les informations de Maude Montembeault

Mauricie et Centre du Québec

Musique chanson/pop