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Examen des infirmières : l’Université de Moncton se retire de la conciliation

Les mains d'une infirmière, avec des gants verts, qui tient de la gaze

L'AIINB impose aux candidats à la profession d'infirmière l’examen NCLEX-RN, qui est utilisé aux États-Unis et au Canada, mais non au Québec. L'examen est développé aux États-Unis et il est révisé et traduit par des Canadiens.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada

L'Université de Moncton a choisi de se retirer du processus de conciliation lancé par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, en juillet dernier, pour tenter de résoudre le conflit concernant l'examen d'entrée à la profession d'infirmière, auquel échouent de nombreux diplômés et diplômées francophones.

Elle a pris cette décision à la suite des commentaires formulés récemment par l'Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB).

L'Association est la cible de critiques parce qu'elle a imposé comme examen d'entrée le NCLEX-RN, préparé aux États-Unis et difficilement compréhensible pour des candidats francophones, selon certains, même s'il est traduit. Le Commissariat aux langues officielles avait même conclu, en mai 2008, que l'Association enfreignait la Loi sur les langues officielles en imposant cet examen.

Dans une lettre envoyée au début du mois au commissaire aux langues officielles, l'AIINB contre-attaquait. Elle affirme que le NCLEX-RN est bien traduit contrairement à ce qui a été dit. Ce sont plutôt, selon elle, les critères d'admission de l'Université de Moncton et les compétences linguistiques des étudiants qui sont responsables du taux élevé d'échec à cet examen.

Elle énumère une série de facteurs qui sont responsables, selon elle, des mauvais résultats des diplômées de l'Université de Moncton : critères d'admission au programme de science infirmière, contenu du programme, compétences linguistiques des diplômés... La liste est longue.

Rappelons que les étudiants qui obiennent leur diplôme en science infirmière ne peuvent prétendre au titre d'infirmières ou d'infirmiers avant d'avoir réussi l'examen d'accréditation.

« Un manque de respect »

L'Université de Moncton ne digère pas cette attaque contre son programme et annonce qu'elle se retire du processus de conciliation qui avait été lancé par le gouvernement provincial en juillet dernier, jugeant qu'il ne sert plus à rien à la lumière des commentaires faits par l'AIINB.

Nous croyons que l’AIINB est déterminée à conserver l’examen NCLEX-RN comme examen d’entrée à la profession d'infirmière au Nouveau-Brunswick

Université de Moncton

Dans un communiqué, l'Université précise que son programme de formation en sciences infirmières a reçu sa plus récente accréditation en 2017 de l'AIINB, ce même organisme qui la critique aujourd'hui. Elle a également reçu l'agrément national de l'Association des écoles de sciences infirmières du Canada.

Elle dit déplorer les propos de l'AIINB, qui traduisent, selon elle, un manque de respect envers nos étudiantes et nos étudiants, notre corps professoral et notre programme d’études en sciences infirmières.

Elle persiste à dire qu'il a un « écart considérable » entre les ressources de préparation à l'examen offertes aux diplômés francophones comparativement à celles que peuvent consulter les anglophones, un point d'ailleurs repris par le commissaire aux langues officielles, note-t-elle, dans sa réponse définitive à l'AIINB. Cette réponse avait amené l'AIINB à abandonner, il y a deux semaines, une poursuite qu'elle avait intentée contre le Commissariat aux langues officielles pour faire invalider son rapport sur l'examen NCLEX-RN.

L'Université de Moncton affirme que l'adoption d'un nouvel examen d'entrée, bilingue et préparé au Canada, demeure « la meilleure solution ».

Nouveau-Brunswick

Éducation