•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Venezuela : les partisans de Guaido défilent pour séduire l’armée

Juan Guaido et ses partisans tentent de convaincre de tourner le dos au président Nicolas Maduro.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Radio-Canada

Les partisans du président autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, ont défilé mercredi à Caracas pour convaincre l'armée d'abandonner le président élu Nicolas Maduro.

« Forces armées, retrouvez votre dignité », « Guaido président », « Maduro usurpateur », étaient quelques-uns des slogans scandés par les milliers de manifestants dans la capitale et dans de nombreuses autres villes répondant à l’appel de Juan Guaido.

Les manifestations ont pris la forme de rassemblements entre midi et 14 h (heure locale), explique le journaliste Benjamin Delille en entrevue à l'émission Le 15/18, depuis Caracas.

Le message de Juan Guaido à l’armée n’a pas encore reçu d’écho notable au sein de l’institution militaire qui constitue le pilier du pouvoir de Nicolas Maduro depuis 2013, constate M. Delille.

Plus tôt mercredi, le président américain Donald Trump a encore une fois encouragé l’opposant Juan Guaido. Les deux hommes se sont entretenus au téléphone. Ils « se sont mis d'accord pour rester en contact régulier afin de soutenir le retour vers la stabilité du Venezuela », a indiqué la Maison-Blanche.

Une déclaration qui ajoute du poids aux accusations lancées par Nicolas Maduro, qui crie au coup d'État orchestré par Washington.

Mardi, la Cour suprême a annoncé avoir accepté l’ouverture d’une enquête contre Juan Guaido, à la demande du procureur général, Tarek Saab. Le parquet l’accuse d’avoir aidé des pays étrangers à s’ingérer dans les affaires internes du Venezuela.

L’opposant et président autoproclamé n’en démord pas. La manifestation à laquelle il a appelé pour samedi prochain sera plus imposante et constituera une sorte de célébration de la reconnaissance du président autoproclamé par l’Europe, pense Benjamin Delille.

Le rassemblement coïncidera avec la fin de l’ultimatum de plusieurs pays (Madrid, Paris, Berlin, Londres, Bruxelles et Lisbonne) exigeant la tenue d’élections dans les huit jours, sans quoi ils reconnaîtront son opposant Juan Guaido. La demande a été balayée du revers de la main par le président Nicolas Maduro.

On voit la statuette qui indique : « Je me bats pour la liberté ».

Un manifestant tient une statuette qui indique : « Je me bats pour la liberté ».

Photo : Reuters / Andres Martinez Casares

Maduro prêt à discuter avec l’opposition

Malgré l’appui dont bénéficie Juan Guaido à l’international – Washington n’a pas tardé à venir à son secours, menaçant quiconque tenterait de lui nuire de « graves conséquences » –, Nicolas Maduro tient bon. Le président élu, dont le second mandat est remis en question, a supervisé des exercices militaires dans le nord du pays, espérant ainsi consolider son soutien au sein des forces armées.

Dans une entrevue accordée à l’agence de presse russe RIA, Nicolas Maduro s’est toutefois dit prêt à mener des pourparlers avec l’opposition, avec la participation de médiateurs internationaux. La Russie, qui se range dans le camp de M. Maduro depuis le début, a manifesté son intérêt.

« Je suis prêt à m'asseoir à la table des négociations avec l'opposition, pour parler pour le bien du Venezuela, pour la paix et son avenir », a-t-il déclaré.

S’il est prêt à considérer des élections législatives anticipées, Nicolas Maduro a réitéré son refus qu’une élection présidentielle ait lieu avant 2025.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Agence France-Presse

Crises politiques

International