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Commotions cérébrales : un ancien des Wildcats tente de guérir grâce au sociofinancement

Portrait de Simon Jodoin

Simon Jodoin a amassé 30 000 $ en 12 heures pour suivre un traitement prometteur afin d'apaiser les effets des six commotions cérébrales qu'il a subies.

Photo : Radio-Canada

Jean-Philippe Hughes

Les conséquences de multiples commotions cérébrales ont eu raison de l'ancien hockeyeur Simon Jodoin, mais sa vie est sur le point de changer à nouveau grâce à une campagne de sociofinancement qui a rapidement atteint son objectif.

Simon Jodoin a poussé son rêve de hockeyeur aux limites du possible. Le Québécois a soulevé la coupe du Président avec les Wildcats de Moncton en 2010, avant de se joindre aux Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

Mais sa passion a ruiné sa qualité de vie. Six commotions cérébrales ont plombé son humeur, ses capacités cognitives et sa carrière.

Une commotion quand tu joues au hockey, ce n’est pas anormal. Je ne me suis jamais douté que ça allait autant affecter ma vie, se désole Simon Jodoin.

Quand tu es rendu dans ma situation, tu te demandes si tu aurais dû arrêter de jouer avant.

Les soins sont dispendieux et non remboursables. Une campagne de sociofinancement sur le site GoFundMe est sur le point de tout changer. L’homme a déjà dépassé son objectif de 30 000 $ en moins de 12 heures.

Je suis vraiment surpris de l’amour que les gens m’ont donné.

Simon Jodoin

Cette somme lui servira à financer un des traitements les plus prometteurs. Récemment approuvé par Santé Canada, le dispositif PoNS est apposé sur la langue et émet de légères stimulations électriques qui voyagent jusqu’au cerveau, dans l’espoir de régler des problèmes associés aux lésions cérébrales.

Ce n’est pas payé par l’assurance maladie, aucun traitement que j’ai fait n’est payé par l’assurance maladie, dit M. Jodoin.

Le traitement PoNS dure 14 semaines.

Six commotions de 18 à 23 ans

Simon Jodoin a la tête dure et il a poursuivi son parcours dans le hockey malgré des chocs à la tête. Sa première commotion est survenue à l’âge de 18 ans lorsqu'il était membre des Wildcats.

C’était un contact à la tête qui me donnait des étourdissements par après, des symptômes visuels, se souvient-il. On me disait de me reposer, d’attendre que les symptômes disparaissent.

Mais tu veux juste retourner au jeu. À cet âge-là, une fois que les symptômes s’en vont, tu penses que c’est guéri.

Ses commotions sont toutes l’oeuvre du hockey sauf une : la dernière. En descendant les escaliers, il se cogne la tête au plafond. L’accident est des plus banals, mais les symptômes s’aggravent dans les jours suivants, au point où le comptable agréé n’est plus capable de travailler à l’ordinateur. Il tombe alors en arrêt de travail.

C’est vraiment difficile depuis les deux dernières années, reconnaît Simon Jodoin. Ça met une drôle de touche sur le parcours que j’ai eu au hockey.

Il consulte plusieurs médecins, et les prescriptions d’antidépresseurs s’accumulent. Son humeur connaît des hauts et des bas comme des montagnes russes, ce qui est un autre effet des commotions cérébrales subies sur la patinoire.

L’anxiété et l’irritabilité font partie de ma vie depuis deux ans. Je n’avais pas ce problème avant.

Même l’impressionnante récolte de sa campagne de sociofinancement lui cause des souffrances.

Juste prendre les messages de tous les gens qui m’ont écrit aujourd’hui et j’ai mal à la tête, je suis étourdi, je manque d’énergie, explique l’ancien hockeyeur.

Malgré l’épuisement, d’heureux souvenirs resteront aussi gravés dans sa tête quand il pensera au 29 janvier 2019.

Avec les informations de François LeBlanc

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