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Les T.N.-O. en mode séduction devant l’industrie minière à Vancouver

Des joueurs de tambours.

Des dizaines de représentants ténois participent à la conférence annuelle Roundup.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des dizaines de représentants des Territoires du Nord-Ouest espèrent, cette semaine, promouvoir l'exploration minière au territoire et ainsi améliorer son avenir économique durant le congrès AME Roundup de l'Association pour l'exploration minérale organisée chaque année à Vancouver.

Ils peuvent alors se faire une place parmi les milliers de représentants d’entreprises minières, de politiciens, d’investisseurs et les plus grands joueurs de l’industrie minière.

Depuis quelques années, le congrès Roundup est devenu un incontournable pour le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest qui y envoient des délégations importantes pour mettre en valeur les ressources minérales du territoire.

L’an dernier, le gouvernement avait dépensé près de 280 000 $ pour y envoyer des dizaines de ministres, de députés, d’employés et de chefs des différentes communautés autochtones du territoire. C’est beaucoup plus que les 193 000 $ dépensés en 2017 et les 137 000 $ de 2016.

Ces dépenses font l'objet de critiques, mais le gouvernement des T.N.-O. estime qu'elles sont aussi nécessaires.

Cette année, cinq des sept membres du Cabinet sont à Vancouver, les ministres Caroline Cochrane et Robert McLeod ayant d'autres obligations, en compagnie de deux députés et d’employés du gouvernement.

Le gouvernement a aussi payé le voyage de 12 leaders autochtones du territoire, 2 par régions du territoire. Par ailleurs, 28 autres leaders autochtones font partie de la délégation, mais ils ont dû payer leur voyage.

Selon le ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Wally Schumann, il est important de montrer aux membres de l’industrie minière que les différents gouvernements du territoire sont unis et prêts à travailler ensemble pour développer le secteur chez eux.

« Notre travail est de continuellement parler de nous pour informer les gens toujours plus [sur les façons de gouverner dans les Territoires du Nord-Ouest], explique le ministre. C’est un des plus gros défis que nous avons et nous demandons à nos industries et à nos peuples autochtones de nous aider à en parler. »

Au cours de la semaine, le gouvernement doit rencontrer plusieurs jeunes sociétés minières souhaitant faire des affaires dans le territoire. Mais c’est aussi l’occasion de rencontrer en personne les entreprises avec qui il traite depuis de nombreuses années.

Mardi, les membres du Cabinet ont profité de la conférence pour signer une entente socioéconomique avec Fortune Minerals, qui prévoit depuis des dizaines d’années d’ouvrir une mine de cobalt de bismuth, d’or et de bronze près de Whati. Un pas de plus vers un projet encore loin d’être réalisé.

Améliorer un avenir plutôt gris

L’exploration et l’exploitation minières représentent près du quart de l’économie ténoise. Toutefois, avec la fin de l’exploitation des trois mines de diamant prévue d’ici 15 ans, l’avenir économique des territoires est plutôt incertain.

Vue aérienne de la mine à ciel ouvert.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mine Ekati, située au nord-est de Yellowknife, exploite le diamant dcdepuis 1998.

Photo : Dominion Diamond Corporation

Le directeur général de la Chambre des mines des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, Tom Hoefer, le résume ainsi : « Les mines ne durent pas pour toujours, l’exploration doit permettre de trouver les mines qui remplaceront les mines qui ferment. »

Mais selon lui, le gouvernement territorial et ses communautés autochtones ont encore bien du travail à faire pour faciliter l’accès aux explorateurs, que ce soit avec des réglementations plus simples ou de meilleures infrastructures.

« Nous avons un énorme potentiel minéral. Le problème, c’est que c’est un territoire énorme et que ça coûte cher de s’y rendre. Et c’est un territoire compliqué avec de nombreuses revendications territoriales. »

Le congrès Roundup se poursuit jusqu’au 31 janvier

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