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Une centaine de Magogois repensent la sortie 118

Les citoyens de Magog ont mis en commun, mardi soir, des idées de développement pour le secteur de la sortie 118. On voit ici un groupe de sept citoyens discuter autour d'une carte de la sortie 118.

Les citoyens de Magog ont mis en commun, mardi soir, des idées de développement pour le secteur de la sortie 118.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Que vont apercevoir en premier les automobilistes allant à Magog par la sortie 118? C'est à cette question qu'ont tenté de répondre près d'une centaine de citoyens réunis mardi dans le cadre d'une séance d'idéation organisée par la Ville.

Location de vélos, pistes cyclables, espaces de cotravail : les citoyens rêvent grand pour repenser le coin.

Le secteur à repenser comprend les terrains situés en périphérie du chemin de la Rivière-aux-Cerises, entre l’autoroute 10 et Orford, et ceux situés sur la rue Merry Nord, au sud de l’autoroute.

Le secteur à l’étude comprend les terrains situés en périphérie du chemin de la rivière aux cerises et ceux situés sur la rue Merry Nord au sud de l’autoroute, comme on peut le voir sur cette carte.
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Le secteur à l’étude comprend les terrains situés en périphérie du chemin de la rivière aux cerises et ceux situés sur la rue Merry Nord au sud de l’autoroute.

Photo : Radio-Canada / Marion Bérubé

Crayons en main, les participants ont échangé leurs idées en petits groupes avant de présenter le résultat de leur remue-méninges à l'assemblée. Toutes les propositions étaient permises.

Pourquoi ne pas avoir une série de restaurants qui offrent une nourriture qui correspond à cette nouvelle vague végane?, a lancé en exemple l’une des citoyennes.

Des idées populaires

Deux propositions ont particulièrement rallié les citoyens. Les participants ont évoqué à de multiples reprises l'idée d'un stationnement incitatif et d'un marché public pour mettre de l'avant les produits locaux. Pourquoi ne pas cuisiner des cuisses de grenouilles en même temps? a lancé à la blague un Magogois.

Plusieurs citoyens ont aussi évoqué le désir que le site reste le plus naturel possible en limitant, par exemple, la hauteur des bâtiments construits.

On veut garder ça le plus vert possible. On a mis de côté le développement à grande surface, a expliqué l'un deux, Dominic Chartier. On ne veut pas décentraliser les villages de Magog et d'Orford, on veut attirer les gens au coeur de notre centre-ville, a renchéri un autre.

La circulation a aussi été au coeur de plusieurs échanges. Parmi les solutions qu’on envisageait, ce serait de rajouter des bretelles de chaque côté de l’autoroute et ajouter des carrefours giratoires pour faire en sorte que la circulation soit le plus fluide possible, a expliqué un participant.

Une idée qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. On avait déjà commencé à en parler informellement au ministère des Transports qui ne semblait pas très chaud à l’idée, mais si on sent qu’on a toute la population avec nous ça donne du gaz pour faire plus de démarches, a révélé la mairesse de Magog, Vicky-May Hamm.

« Chaque sortie devrait être un wow, wow, wow! »

— Une citation de  Un participant à la séance d'idéation

Le secteur est d'autant plus crucial qu'il est particulièrement achalandé l'été avec près de 10 000 véhicules circulant dans le coin chaque jour durant l'été.

Une nouvelle politique citoyenne

Une équipe du département de science politique de l’Université de Sherbrooke a également assisté à la rencontre dans le cadre de l’élaboration d’une politique de participation citoyenne.

La séance d’idéation en amont d’un projet de développement est une première pour la Ville de Magog. Après l’échec du « beer garden » et de Divertigo, la mairesse espère rallier les citoyens avec cette nouvelle approche.

On a tiré des leçons de ces choses-là. Quand on arrive avec un projet attaché qu’on trouve intéressant et qu’on sent une mobilisation contre, on se demande ce qu’il s’est passé. Si on réfléchit en amont avec les citoyens on a plus de chances d’avoir un projet qui va passer la rampe d’acceptabilité sociale, a-t-elle soutenu.

Idées en tête, les employés de la Ville sont prêts à retourner à la table à dessin. On va colliger ça et regarder comment on le transpose dans le plan d’urbanisme, a confirmé Vicky-May Hamm.

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