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Une commémoration de l'attentat de Québec sous le signe de l'espoir

Une cérémonie de commémoration de l'attentat à la grande mosquée de Québec, dont c'est le 2e anniversaire.

Près de 400 personnes se sont réunies à l'Université Laval mardi soir pour souligner le deuxième anniversaire de l'attentat à la grande mosquée de Québec.

Photo : CBC/Julia Page

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La douleur est encore présente, mais comme plusieurs proches des victimes de la tuerie à la grande mosquée de Québec, Megda Belkacemi, qui a perdu son père, trouve maintenant la force d'avancer.

Comme pour insuffler un certain espoir, les enfants ont été mis à l'avant-plan, mardi soir, lors de la cérémonie visant à souligner le deuxième anniversaire de l’attentat. Ils sont les seuls proches des victimes à avoir pris la parole.

« Grâce au soutien de nos courageuses mamans, les 16 enfants et moi-même, enfants qui sont pour moi des frères et des sœurs, arrivons à poursuivre notre épanouissement dans la paix et la sérénité », a affirmé Megda Belkacemi.

Son frère Amir, lui, a tenu à souligner le travail des premiers répondants et de ceux qui ont accompagné les victimes après le drame.

« Merci pour votre travail, certes difficile par moment, mais tellement essentiel. Aussi, merci à tous et chacun d'entre vous, qui contribuez à faire avancer tous les jours, dans le domaine public ou privé, un discours d'acceptation, de paix et de vivre ensemble », a affirmé le jeune homme.

Compassion

Près de 400 personnes ont assisté à la cérémonie à l'Université Laval.

Longuement applaudi, le président de la grande mosquée de Québec, Boufeldja Benabdallah, est monté sur scène, ému. Il a raconté la compassion qu'il dit ressentir chaque jour chez les Québécois, depuis le drame du 29 janvier 2017.

« J'aime ce peuple. Ça fait 50 ans que je suis ici, 50 ans que j'admire ce peuple. Même si la blessure est là, je pense que nous continuerons à vivre ensemble », a-t-il soutenu.

Régis Labeaume, maire de Québec, prenant la parole lors de la cérémonie de commémoration du deuxième anniversaire de l'attentant à la Grande mosquéeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Régis Labeaume, maire de Québec

Photo : CBC/Julia Page

« Pour moi, au fil du temps, des barrières sont tombées, je pense. Des personnes de tous les âges, toutes les cultures, confessions, se sont rapprochées », a déclaré pour sa part le maire de Québec, Régis Labeaume.

« Si on a vu le visage de la haine il y a deux ans, les jours qui ont suivi ont démontré que cette haine n'aura jamais sa place au Québec », a quant à lui déclaré le premier ministre François Legault.

Malgré tout, il reste encore bien du chemin à parcourir, selon lui.

« Notre devoir, c'est de léguer à nos enfants une société de paix, de fraternité. C'est la meilleure façon d'honorer la mémoire des victimes », a soutenu François Legault.

« Je vous attends au détour, parce qu'on a des choses à se dire, en toute amitié, sincèrement », a dit M. Benabdallah, provoquant de nombreux rires dans la salle.

« Ça fait chaud au cœur »

À la fin de la soirée, plusieurs participants affichaient un sourire, même des proches des victimes, comme Fatoumata Diallo, qui a perdu son mari dans la tuerie.

« C'est très émouvant. C'est très constructif. C'est agréable, en fait. Je suis contente », a-t-elle affirmé.

« Ça fait chaud au cœur. Je suis très content », a ajouté Mohamed Khabar, un des blessés de la fusillade.

Un moment d'une rare sérénité depuis les événements du 29 janvier 2017, signe qu'un nouveau chapitre est peut-être en train de s'ouvrir.

Avec les informations d'Alexandre Duval et d'Alexandra Duval

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