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Obstétrique à Bathurst : des voix décrient la gestion du personnel

Lit et équipement pour un examen obstétrique

Salle pour effectuer une échographie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après plusieurs révisions, la réouverture de l'obstétrique de Bathurst est prévue pour le 4 février, trois mois après sa fermeture en octobre. Le réseau de santé Vitalité justifie la fermeture temporaire par la pénurie d'infirmières, mais des observateurs décrient la mauvaise gestion du personnel.

Le président-directeur général du réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, a tenu à rassurer les mères et futures mamans du nord-est du Nouveau-Brunswick mardi. La date du 4 février est maintenue pour rouvrir le département d’obstétrique de Bathurst, à moins de facteurs phénoménaux.

On va ouvrir dans des conditions où des mères et des familles ont des services sécuritaires, de qualité et continus, a déclaré M. Lanteigne en point de presse lundi.

L’organisme Égalité Santé en Français décrie toutefois une situation devenue insoutenable pour les familles du Nord-Est. Son président, Hubert Dupuis, cible la nouvelle structure opérationnelle comme principale cause de cette inadmissible interruption de service de soins mère-enfant.

Hubert Dupuis en entrevueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le groupe Égalité santé en français, présidé par le Dr Hubert Dupuis, a déposé sa demande d'injonction interlocutoire en novembre 2017.

Photo : Radio-Canada

On va être capable de le rouvrir dans quelques jours, donc il ne manque pas d’infirmières, c’est qu’on a mal géré notre main-d’oeuvre de soins infirmiers, observe le Dr Dupuis.

L’unité d'obstétrique de Bathurst est composée d’une équipe relativement petite parce qu’elle opère moins de 500 accouchements par année. Quelques congés prolongés, de maternité ou de maladie, peuvent compromettre les activités du département.

C’est inacceptable. Je pense que ça démontre l’incompétence, lance le Dr Dupuis. Ce n’est plus le temps de parler, ce n’est plus le temps de trouver de belles excuses, c’est le temps d’agir.

On ne pourrait jamais fermer une salle d’urgence, c’est la même chose pour l’obstétrique.

Le Dr Hubert Dupuis

Le PDG de Vitalité se contente de comparer la situation à la pénurie de main-d’oeuvre persistante dans plusieurs secteurs économiques au Nouveau-Brunswick. Il refuse d’adopter l’imposition du temps supplémentaire au personnel soignant, à l’instar du Québec.

D’autres voix s’élèvent

De nouvelles voix dénoncent la situation à l’Hôpital régional de Bathurst. Le député d’Edmundston-Madawaska-Centre, Jean-Claude D'Amours, refuse de réduire l’enjeu du service d’obstétrique à une simple question de gestion des ressources humaines. Quelques absences ne sauraient justifier la fermeture d’un service essentiel, selon lui.

Il faut s’assurer d’avoir le personnel requis, mais aussi avoir le personnel additionnel, remarque M. D’Amours.

On n’arrêtera pas les vacances, on n’arrêtera pas les personnes qui seront malades. Il faut avoir un mécanisme.

Jean-Claude D'Amours, député libéral d'Edmundston-Madawaska-Centre

La vice-présidente des services cliniques du réseau de santé Vitalité, Johanne Roy, parlait d’un manque d’expertise il y a quelques jours.

Plus l’équipe est petite, plus ça fait mal, reconnaît Mme Roy.

Cette réalité ne permet plus d’offrir les services comme on voudrait les offrir, concluait-elle.

Avec les informations de Margaud Castadere et Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Soins et traitements