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La Cour suprême interdit à Juan Guaido de sortir du Venezuela

Juan Guaido parle dans un micro jaune d'une journaliste, il est en costume sombre et porte une cravate à pois.

Le président par intérim du Venezuela, Juan Guaido, avant la session parlementaire de l'Assemblée nationale du Venezuela, le 29 janvier.

Photo : Reuters / Carlos Garcia Rawlins

Radio-Canada

Le plus haut tribunal du Venezuela a approuvé mardi l'ouverture d'une enquête préliminaire contre Juan Guaido, qui s'est autoproclamé président la semaine dernière, en plus de lui interdire de quitter le pays et de geler ses comptes bancaires.

La Cour suprême répond ainsi à une requête effectuée plus tôt dans la journée par le procureur général vénézuélien, Tarek Saab, et à laquelle les États-Unis n'avaient pas tardé à réagir. « Ceux qui tentent de saboter la démocratie et de s’en prendre à Guaido en subiront les conséquences », avait tweeté John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.

Par ailleurs, la Maison-Blanche appelle les ressortissants américains à ne pas se rendre au Venezuela, en raison de la crise qui y fait rage. Elle désigne notamment les manifestations qui peuvent dégénérer et les « arrestations arbitraires de citoyens américains » qui y ont cours. Washington affirme que les États-Unis n’ont qu’une « capacité limitée à fournir une assistance d’urgence », en raison du rappel en sol américain du personnel diplomatique non essentiel sur place.

Juan Guaido, principal opposant à Nicolas Maduro, a été immédiatement reconnu par Donald Trump lorsqu'il s'est autoproclamé président, le 23 janvier.

De son côté, le dirigeant en disgrâce Nicolas Maduro veut renforcer son armée civile afin de répondre aux tensions grandissantes avec les États-Unis. Devant ses troupes, il a annoncé vouloir agrandir celle-ci pour qu’elle compte 2 millions de membres d’ici la mi-avril.

La plupart des analystes estiment qu’une intervention militaire américaine au Venezuela est peu probable, mais le président Donald Trump a déclaré que « toutes les options étaient sur la table ».

Le Groupe de Lima contre toute intervention militaire

De son côté, le Groupe de Lima a annoncé mardi qu'il ne soutiendrait aucune intervention militaire pour renverser le président Nicolas Maduro.

Le Groupe, qui compte 14 pays, dont des pays d'Amérique latine et le Canada, a été créé en août 2017 pour contribuer à une solution pacifique de la crise au Venezuela. Il se réunira d'urgence lundi à Ottawa pour discuter de nouvelles mesures pour soutenir Juan Guaido.

Onze des 14 pays du Groupe reconnaissent M. Guaido comme président par intérim, comme l'ont fait les États-Unis aussitôt après son autoproclamation. Les trois pays du groupe qui ne le reconnaissent pas sont le Mexique, le Guyana et Sainte-Lucie.

De nouvelles recrues dans les ambassades vénézuéliennes

Le Parlement vénézuélien, contrôlé par l’opposition, a nommé une nouvelle vague de « représentants diplomatiques » – des ambassadeurs et des chargés d’affaires – dans une dizaine de pays, dont le Canada, ayant reconnu Juan Guaido en tant que président par intérim. Le 27 janvier, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, avait annoncé la nomination de l’opposant Carlos Vecchio à titre de nouveau chargé d’affaires du Venezuela aux États-Unis.

Au cours de cette séance parlementaire, le nouveau chef a appelé au retour des Vénézuéliens qui ont quitté le pays depuis le début de la crise économique, en 2015.

« Vous nous manquez. Voici vos représentants qui vont veiller à vos intérêts, mais aussi à votre retour rapide dans la patrie », a-t-il déclaré sous les applaudissements des députés.

Il a réitéré son appel à « la fin de l'usurpation, au gouvernement de transition et à des élections libres ».

Avec les informations de Reuters, et AFP

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