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Roger Stone plaide non coupable

Les explications de Raphaël Bouvier-Auclair
Radio-Canada

L'ex-conseiller et ami du président américain Donald Trump, Roger Stone, a plaidé non coupable des accusations portées contre lui par l'équipe du procureur spécial Robert Mueller, mardi, devant un tribunal fédéral, à Washington.

L’homme de 66 ans fait face à sept chefs d’accusation, dont obstruction à une procédure officielle, subornation de témoin et fausses déclarations dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe lors de la présidentielle de 2016 que mène M. Mueller.

M. Stone a été arrêté vendredi, à sa résidence floridienne, mais a été libéré peu après en échange du versement d'une caution de 250 000 $, en attendant la suite des procédures intentées contre lui.

Son plaidoyer de non-culpabilité n'est pas une surprise, dans la mesure où il clame haut et fort que ses démêlés avec la justice sont motivés par des considérations politiques.

Personnage polarisant, s'il en est un, Roger Stone a été accueilli par des partisans et des opposants à son arrivée au tribunal. « Roger Stone n'a rien fait de mal » pouvait-on lire sur les pancartes des premiers; « sale traître » ou « enfermez-le », indiquaient celles des seconds.

Des partisans de Roger Stone brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : « Roger Stone n'a rien fait de mal ». Sur une autre pancarte, on peut lire : « Sale traître ».Roger Stone a été accueilli par des partisans et des opposants à son arrivée au tribunal. Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

L'acte d'accusation déposé par l'équipe du procureur Mueller allègue que Roger Stone a informé l'équipe de campagne de Donald Trump que le site WikiLeaks était sur le point de divulguer des renseignements qui nuiraient à l'équipe de son adversaire démocrate Hillary Clinton.

Il ne précise toutefois pas si M. Stone savait que les informations en question provenaient de documents piratés par des Russes dans les ordinateurs du Parti démocrate, comme l'ont conclu les services de renseignements du gouvernement américain. L'équipe du procureur Mueller n'en soutient pas moins qu'il a menti au Congrès au sujet de ces informations.

Depuis son arrestation, Roger Stone a fait valoir qu'il est victime de tactiques dignes de la Gestapo, qu'il s'est contenté de stimuler l'intérêt des électeurs américains envers les révélations de WikiLeaks, et qu'il n'a jamais discuté de l'affaire avec Donald Trump.

L'acte d'accusation stipule cependant qu'un membre haut placé de l'équipe de campagne du candidat républicain, qui n'est pas identifié, a reçu l'ordre de « contacter Stone au sujet de publications additionnelles et d'autres informations nuisibles » que WikiLeaks pourrait détenir au sujet de Mme Clinton.

« On appelle ça de la politique, et ce n'est pas criminalisé, du moins, pas encore », a déclaré Roger Stone lors d'une entrevue accordée à ABC en fin de semaine. « J'ai tout simplement pris de l'information publique disponible et j'ai essayé de la promouvoir pour qu'elle ait le plus d'attention possible, parce que j'avais eu un tuyau : l'information était politiquement significative et elle allait être publiée en octobre ».

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a affirmé vendredi que les problèmes de Roger Stone n'ont « rien à voir avec le président et certainement pas avec la Maison-Blanche ».

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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