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Adoption de la motion pour un moratoire sur les camps pétroliers de Fort McMurray

Vue sur une grande salle et une quinzaine de personnes qui discutent ensemble.
Le conseil de la municipalité régionale de Wood Buffalo en réunion lundi soir. Photo: Radio-Canada / Geneviève Normand
Radio-Canada

Lundi soir, après trois jours de débat, le conseil de la municipalité régionale de Wood Buffalo, en Alberta, appuie unanimement une motion pour l'imposition d'un moratoire sur la construction et le renouvellement des camps de travailleurs situés à l'intérieur d'un rayon de 75 kilomètres de Fort McMurray.

Cette motion demande également au conseil municipal de revoir les ententes qui ont été signées à ce sujet au cours des 10 dernières années pour voir si elles sont encore pertinentes et tenter de réduire le nombre de personnes qui vivent dans le camp de travailleurs d’ici 2030.

La motion présentée la semaine dernière par le maire de la région de Fort McMurray, Don Scott, avait d'abord été rejetée dans un vote de sept contre trois le même soir. Dans cette première version, le rayon à l'intérieur duquel le moratoire aurait été en vigueur était de 120 kilomètres.

« Ce n'est pas parfait, mais c'est un bon début », a dit le maire lundi au sujet de la nouvelle motion.

Don Scott s'est fait élire en 2017 avec la promesse de réduire le nombre de travailleurs qui vivent dans les camps des pétrolières exploitant les sables bitumineux de la région.

Il dénonce le fait que le tiers de la population réside dans ces camps et que ces travailleurs temporaires utilisent les services de la Ville comme les infrastructures et le système de traitement des eaux usées sans payer de taxes municipales, puisqu'ils partent une fois leur contrat terminé.

L'objectif de Don Scott est d'encourager les gens à s'établir directement dans ville pour ainsi régler le problème de logements vacants tout en augmentant la valeur des propriétés.

Nous voulons que ces personnes viennent s'installer dans la ville. Cela aura un impact important sur la région.

Don Scott, maire de la région de Fort McMurray

Même si la motion a été adoptée à l’unanimité par le conseil municipal, le moratoire ne prend pas effet tout de suite. L’administration devra d’abord élaborer un règlement municipal, qui sera soumis à une consultation publique.

Les pétrolières s’opposent

Les pétrolières qui exploitent des chantiers dans la région de Fort McMurray sont opposées au moratoire, car ces camps lui permettent d'héberger leurs employés.

Pour le directeur général de l’Alliance communautaire des sables bitumineux, Karim Zariffaun, ce moratoire fera fuir les investissements de la région de Fort McMurray.

Le maire assure toutefois qu'il travaillera avec l'industrie. Il se dit prêt à écouter ce qu'elle aura à dire au sujet du nouveau règlement que la Ville devra mettre en place maintenant que la motion est adoptée.

D'après des chiffres de la Municipalité, il existe 109 camps de travailleurs dans la région de Fort McMurray. La motion touchera une soixantaine de camps, ce qui représente l'équivalent de 27 000 lits.

Avec les informations de Geneviève Normand

Alberta

Politique municipale