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La tondeuse à essence dans le collimateur de Vancouver

Un homme pousse une tondeuse sur la pelouse qui sépare deux maisons.

Une tondeuse à gazon

Photo : iStock

Francis Plourde

Symbole de la banlieue, outil associé à un gazon bien entretenu, la tondeuse à essence est dans le collimateur du Comité des parcs de la Ville de Vancouver.

Le commissaire au Comité des parcs de Vancouver Dave Demers, du Parti vert, a déposé une motion (Nouvelle fenêtre) (en anglais) pour que la Ville de Vancouver remplace ses appareils à essence par de l’équipement d’entretien n’émettant pas de gaz à effet de serre.

C'est une motion où on demande aux employés [et] aux chefs de département de préparer un plan de transition pour qu'on se débarrasse à terme- rapidement, j'espère - des équipements paysagers présentement à essence pour s’en aller vers un équipement à pile électrique.

Dave Demers, commissaire au Comité des parcs de Vancouver

Tondeuses à gazon, souffleuses à feuilles, taille-haies, coupe-bordures et scies à chaîne sont dans la mire de Dave Demers.

Ce dernier croit que la mesure supprimerait l’équivalent de 400 véhicules de la route en production de gaz à effet de serre. « C’est sans compter les autres polluants plus dangereux qui seront aussi retirés », ajoute-t-il.

Selon un rapport préparé cet été pour le Comité des parcs de Vancouver (Nouvelle fenêtre) (en anglais), la mesure coûterait jusqu’à 463 320 $ à l’achat. L’investissement serait amorti dès la deuxième année en raison des coûts d’exploitation. Avec de l’équipement électrique, ces coûts passeraient de 400 000 $ à moins de 4500 $ par année.

M. Demers cite notamment les avantages qu'a eus le passage à l'électricité pour sa propre entreprise afin d'expliquer son intérêt pour les technologies vertes. « (Dans mon entreprise) on a commencé il y a trois ans à faire la transition et je ne retournerais jamais à l'essence. »

Il y a une facilité d’utilisation, il n’y a pas de carburateur à nettoyer, de filtre à changer, de chaleur qui en émane, ni fumée toxique. C’est rapide, c’est facile, c’est un charme.

Dave Demers, commissaire au Comité des parcs de Vancouver

La tondeuse, plus polluante que la voiture

L’Agence pour la qualité de l’air de l’État de Californie, le California Air Resources Board (CARB), estime que la tondeuse commerciale la plus populaire émet en une heure autant de gaz à effet de serre qu’une Toyota Camry parcourant 483 kilomètres. C’est l’équivalent de se rendre de Toronto à Montréal en voiture.

La souffleuse à feuilles, de son côté, émet autant en une heure qu’une voiture parcourant 1800 kilomètres, soit la distance entre Toronto et Halifax.

En Californie, le CARB estime (Nouvelle fenêtre) (en anglais) que, d’ici 2031, les émissions provenant de ces engins atteindront le double des émissions produites par les véhicules d’utilisation personnelle.

Un homme est photographié à l'extérieur, avec des arbres en arrière-plan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dave Demers

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Le début d’une transition

Une fois la motion votée au Comité des parcs, le projet sera soumis aux employés de la Ville, qui se pencheront sur la question.

Si elle est adoptée, Dave Demers espère que sa motion poussera d’autres villes canadiennes à emboîter le pas à Vancouver.

« J'espère qu'on donnera l'exemple et que tout le monde voudra suivre par la suite », dit-il.

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