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Examen des infirmières : l’Université de Moncton et les étudiantes responsables des mauvais résultats, selon l'AIINB

Les mains d'une infirmière, avec des gants verts, qui tient de la gaze

L'AIINB impose aux candidats à la profession d'infirmier l’examen NCLEX-RN, qui est utilisé aux États-Unis et au Canada, mais pas au Québec. L'examen est développé aux États-Unis et il est révisé et traduit par des Canadiens.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada

L'Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) assure que l'examen d'entrée à la profession, le NCLEX-RN, est bien traduit, contrairement à ce qui avait été affirmé. Ce sont plutôt, selon elle, les critères d'admission de l'Université de Moncton et les compétences linguistiques des étudiantes qui sont responsables du taux élevé d'échec à cet examen.

En avril dernier, une diplômée en science infirmière, Stéphanie Noël disait avoir échoué à neuf reprises l’examen d’accréditation nécessaire pour pratiquer son métier, mettant du même coup en lumière le haut taux d’échec des étudiantes et étudiants francophones dans ce domaine au Nouveau-Brunswick.

Pendant des mois, les différents intervenants se sont renvoyé la balle pour déterminer la cause du problème.

Le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick a conclu, en mai dernier, qu’il existe un écart considérable entre le français et l'anglais quant aux ressources de préparation à l’examen NCLEX-RN. Il a même conclu que l’Association enfreint la Loi sur les langues officielles en utilisant cet examen.

Une jeune femme triste qui tient son diplôme de sciences infirmières dans son salon.

Stéphanie Noël a tourné le dos à la profession d'infirmière. Elle a été incapable de réussir l'examen accréditation NCLEX-RC. Elle étudie pour devenir enseignante.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

De son côté, l’AIINB a toujours réfuté cette accusation. Dans une lettre envoyée au début du mois de janvier au commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, l’Association semble plutôt blâmer l’Université de Moncton et même les étudiantes et étudiants francophones en science infirmière.

Sans nommer l'Université de Moncton, l'Association énumère une série de facteurs qui expliqueraient les mauvais résultats :

  • les critères d'admission du programme de formation en soins infirmiers;
  • les politiques sur la progression des étudiantes;
  • le contenu du programme.

L'AIINB écorche au passage les étudiantes et étudiants francophones en science infirmière à l’Université de Moncton. Elle remet en question :

  • les compétences linguistiques des étudiantes qui se présentent à l'examen;
  • leur réussite universitaire;
  • la révision qu'elles font du plan d'examen offert dans les deux langues;
  • leur utilisation des ressources bilingues offertes par le fournisseur de l'examen.

Pour Stéphanie Noël, jointe par téléphone lundi, tout cela rappelle de mauvais souvenirs. Ils se lancent la balle l’un à l’autre. Je ne veux pas montrer du doigt un des deux, parce que je pense qu’ils avaient les deux une révision à faire. Puis je pense qu’ils auraient dû s’asseoir ensemble avant même de placer le NCLEX.

En juillet dernier, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a nommé un conciliateur pour dénouer l’impasse. Ce processus se poursuit. L’AIINB a quant à elle retiré la poursuite judiciaire qu’elle avait déposée contre le commissaire aux langues officielles.

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