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Un premier discours en langue crie aux Communes

Deux hommes se serrent la main entre deux drapeaux canadiens.

Le député de Winnipeg-Centre, Robert-Falcon Ouellette, et Kevin Lewis, qui a traduit son discours du cri à l'anglais à la Chambre des communes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le député de Winnipeg-Centre, Robert-Falcon Ouellette, a prononcé un discours en langue crie lundi matin, à la reprise des travaux parlementaires. C'est la première fois qu'un député de la Chambre des communes a pu prendre la parole dans une langue autochtone avec l'appui d'un service de traduction simultanée, en anglais et en français.

Robert-Falcon Ouellette dit avoir senti de la nervosité, mais aussi une grande fierté au moment de s'exprimer devant ses collègues élus à la Chambre des communes.

« C'est le résultat d'un travail de deux ans que j'ai mené pour assurer que les langues autochtones sont entendues dans la Chambre des communes, a expliqué le député de Winnipeg-Centre. J'ai eu la chance de parler un peu avant avec le traducteur, Kevin Lewis, qui est venu de la Saskatchewan pour faire le travail, et lui et moi trouvons que c'est un moment historique. Beaucoup de groupes qui travaillent pour la promotion des langues autochtones au pays sont extrêmement fiers de ce moment. »

Les partis politiques ont approuvé, en décembre dernier, la mise en place d'un service d'interprètes pour tout député qui souhaiterait s'exprimer, aux Communes ou en comité parlementaire, dans l'une des quelque 60 langues autochtones parlées au pays.

Robert-Falcon Ouellette affirme que ce changement montre que les langues autochtones sont tout aussi importantes que le français et l'anglais.

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